Propos de Damien Meslot contre les élus du Conseil général et les agents des Points Accueil Solidarité : des accusations mensongères et obscènes

Au cours du Conseil Municipal du 18 décembre 2014, le Maire de Belfort a justifié la diminution de 30% des aides de la Commission de secours aux usagers au motif que les Points accueil solidarité (PAS) du Conseil général du Territoire de Belfort ne dirigeraient plus les usagers vers le CCAS et que les élus auraient donné des consignes en ce sens*. Yves Ackermann, Président du Conseil général, souhaite réagir. 

« Les propos tenus par le premier magistrat de la Ville de Belfort hier soir en Conseil municipal concernant les élus et travailleurs sociaux du Conseil général sont non seulement mensongers et diffamatoires mais sont indignes d’un élu de la République et tout particulièrement obscènes lorsqu’on manipule l’aide apportée à nos concitoyens les plus fragiles. 
Bien évidemment les élus du Conseil général ne donnent pas et n’ont jamais donné d’instruction aux travailleurs sociaux pour ne pas diriger les usagers vers le CCAS de Belfort. Qui peut croire, aujourd’hui, que le Conseil général refuserait de coopérer avec la Ville de Belfort afin que les bénéficiaires ne puissent pas disposer des aides du CCAS ?
C’est pourtant bien la Ville de Belfort, aujourd’hui, qui réduit drastiquement les moyens de son CCAS. Preuve de ces agissements, un courrier de la directrice du CCAS, envoyé le 2 septembre dernier aux responsables des Points Accueil Solidarité du Conseil général, annonçait ainsi clairement que de nouvelles modalités d’attribution des aides financières par le CCAS étaient à l’étude**. Il remet en cause le partenariat historique existant entre les Points Accueil Solidarité et le CCAS puisqu’il précise, qu’en vertu de ces nouvelles modalités d’attribution des aides financières, le CCAS ne réservera plus de suite favorable à certains dossiers. 
J’invite donc Damien Meslot à assumer ses choix politiques et à ne pas en faire porter la responsabilité aux agents et élus du Conseil général. Cette attitude est proprement contraire à l’éthique partenariale qui doit prévaloir entre collectivités territoriales pour la bonne gestion du service public. 
Enfin, en cette période de crise particulièrement difficile pour nos concitoyens, je regrette bien entendu ce choix politique et la baisse généralisée des subventions dans le secteur social qui auront des conséquences directes pour les Belfortains les plus précaires. »

 

 

(*) Propos de Damien Meslot retranscrits sur le site de l’Est Républicain : « Le CG depuis que la ville a basculé à droite, les PAS n’envoient plus des gens au CCAS. Ces consignes sont données par des élus du CG. Vous faites honte à la politique. C’est scandaleux. Vous faites la guerre aux pauvres. Ce que vous faites est indigne, c’est une politique de terre brulée. J’ai des dizaines de personnes qui sont venues se plaindre qu’ils ne devaient pas prendre des aides de la part de gens de droite ».

Tribune de Pierre Oser : « Des politiques pour l’amélioration de votre cadre de vie récompensées »

Pierre-Oser web

Si les difficultés économiques des collectivités locales sont importantes, le Conseil général se mobilise toujours autant pour améliorer votre cadre de vie, à travers des projets structurants et des investissements. Ces efforts ont récemment été récompensés, avec l’attribution du « Territoria d’Or du développement durable 2014 » et du label du « Département Fleuri ».

Un projet pour restaurer l’Allaine et la Vendeline

Le Conseil général s’est notamment associé à la Communauté de Communes du Sud Territoire (CCST) pour la réalisation d’un projet de grande ampleur dans le sud du département. Il s’agit de la restauration des rivières Allaine et Vendeline, qui sont aujourd’hui trop droites et trop encaissées. En effet, la dégradation de ces deux cours d’eau pourrait avoir des conséquences néfastes pour les habitants du canton de Delle et plus largement du Sud Territoire : risques de sécurité, d’inondations, problèmes d’alimentation en eau potable. A travers ce programme, nous nous mobilisons fortement pour reconstituer l’équilibre naturel de ces deux cours d’eau, ce qui permettra à la fois d’améliorer leur fonctionnement écologique et de sécuriser la zone pour les habitants. Je suis pour ma part pleinement engagé dans ce projet, parce que la revitalisation du Sud Territoire passe aussi par l’amélioration de la qualité de vie de ses habitants.

Un Territoire qui innove, pour votre qualité de vie

Notre collectivité engage, plus largement, des actions intéressantes pour votre cadre de vie, et pour la préservation de l’environnement. Ainsi l’opération « Bio-déchets », menée par la Maison départementale de l’Environnement lors des Eurockéennes 2014, vient d’être récompensée par le « Territoria d’Or du développement durable 2014 ». Elle consiste à valoriser, sous forme d’énergie électrique, plusieurs tonnes de déchets alimentaires produits lors du festival, grâce au processus de la méthanisation.

Notre collectivité a aussi obtenu, le mois dernier, le label du « Département fleuri » pour sa politique menée en faveur de l’embellissement des communes et de l’attractivité touristique du département. Il récompense les efforts engagés pour une gestion raisonnée du fleurissement de nos espaces publics ainsi qu’un travail de sensibilisation auprès des élus, des agents municipaux et des bénévoles. Nous sommes actuellement l’un des Départements de France qui compte le plus de communes classées. Je veux à ce sujet saluer le travail de mon collègue Guy Miclo, Vice-président du Conseil général en charge du tourisme, qui s’investit constamment en faveur de l’embellissement et du fleurissement des communes du Territoire de Belfort.

Malgré les difficultés, nous avons à coeur d’engager et de poursuivre des politiques publiques renouvelées, innovantes et durables, en lien avec nos partenaires. Il est maintenant primordial que nous poursuivions nos investissements qui sont indispensables pour l’avenir de notre territoire.

Pierre Oser
Conseiller général du canton de Delle

Éditorial d’Yves Ackermann : « Démission du SMAU : cohérence et responsabilité »

Yves-Ackermann web

Madame, Monsieur,

Comme vous l’avez certainement appris par la presse, j’ai annoncé la démission de mes fonctions de Président du Syndicat mixte de l’Aire urbaine (SMAU) après le comité syndical du 30 octobre et le bureau du 21 novembre.

Cette décision s’explique par une unique raison : les présidents des deux agglomérations (Communauté de l’agglomération Belfortaine et Pays de Montbéliard Agglomération) ne souhaitent plus travailler dans l’esprit partenarial du SMAU pour construire le pôle métropolitain de l’Aire urbaine Belfort-Montbéliard-Héricourt- Delle.

Je regrette bien évidemment profondément leur posture alors que j’avais été élu à l’unanimité à ces fonctions en juin dernier avec une feuille de route claire et précise qui prévoyait la construction du
pôle métropolitain en juin 2015.

Ils expliquent leur revirement par un prétexte eronné : seules les agglomérations seraient fondées à créer le pôle. Or le texte de loi est précis et ce sont bien l’ensemble des intercommunalités qui ont vocation à mettre en oeuvre le projet. Mais au-delà de ces arguties juridiques, la question essentielle est de savoir comment l’on souhaite travailler. Le SMAU avait pour ambition de permettre une véritable concertation entre tous les acteurs pour ensuite s’effacer au profit du pôle métropolitain.

Je souhaite néanmoins que le pôle métropolitain réussisse et se concrétise car, comme je l’ai déjà indiqué ici, il est primordial de le constituer rapidement dans le contexte de la réforme territoriale en cours. En effet, la constitution de grandes régions renforce encore la nécessité de nous organiser, à notre échelle, pour peser demain à la mesure de notre Aire urbaine de 300 000 habitants.

C’est pourquoi j’ai proposé un débat sur ce sujet lors de la réunion du Conseil général du 24 novembre dernier alors qu’il n’a malheureusement eu lieu publiquement dans aucune autre instance.

L’enjeu primordial pour moi, je le réaffirme, est de ne pas se tromper d’échelle. Même si la coopération avec Mulhouse est logique et souhaitable, il ne serait pas raisonnable de fonder immédiatement le pôle avec cette agglomération alors même que nous n’avons pas encore structuré suffisamment notre bassin de vie. Le risque serait sinon de nous voir relégué en vassal et non en partenaire et ce alors que nous sommes de facto en situation de concurrence sur de nombreux dossiers économiques ou universitaires. De la même manière, il n’est pas responsable de prôner le rattachement du seul Territoire de Belfort à l’Alsace (et maintenant avec la Lorraine et Champagne-Ardenne) alors que notre avenir est étroitement et intimement lié à l’ensemble de l’Aire urbaine et qu’une séparation entre régions nous affaiblirait certainement et durablement.

Enfin, et c’est une évidence de le rappeler, il ne saurait y avoir de constitution d’une nouvelle instance sans projet. Le SMAU a travaillé sur un programme précis autour de six axes : enseignement supérieur et recherche, économie, transport, santé, culture et aménagement du territoire. J’espère que rapidement, une fois ces postures politiciennes dépassées, il y ait une véritable ambition de travail collectif autour d’un projet ambitieux et fédérateur. Dans ce cas, je serai bien évidemment totalement disposé à y participer.

Bien à vous,

Yves Ackermann

Démission d’Yves Ackermann de la présidence du Syndicat mixte de l’Aire urbaine Belfort-Montbéliard-Héricourt-Delle

Yves-Ackermann web

A la suite de l’annonce de la démission d’Yves Ackermann de la présidence du Syndicat mixte de l’Aire urbaine Belfort-Montbéliard-Héricourt-Delle, vous trouverez ci-joint le courrier qu’il a souhaité adresser à tous les maires et présidents d’intercommunalités de l’Aire urbaine pour en expliquer la raison ainsi qu’un rapport d’information sur l’avenir du pôle métropolitain qui a été présenté en réunion du Conseil général du Territoire de Belfort lundi 24 novembre afin de préciser sa position.

> Courrier adressé à tous les maires et présidents d’intercommunalités de l’Aire Urbaine.

> Rapport d’information sur l’avenir du pôle métropolitain présenté en réunion du Conseil général.

Congrès de l’Assemblée des Départements de France : Manuel Valls confirme le rôle des Conseils généraux et annonce l’introduction du potentiel « Ackermann »

A l’occasion du congrès de l’Assemblée des Départements de France (ADF) qui se tient les 5, 6 et 7 novembre à Pau, le Premier ministre a confirmé le rôle des Conseils généraux et indiqué, parmi les annonces effectuées, que le Gouvernement proposerait l’utilisation du potentiel fiscal dit « Ackermann » pour assurer la péréquation financière entre les collectivités locales*. 

Ce potentiel fiscal corrigé a été élaboré au sein d’un groupe de travail de l’ADF en 2013 qui était présidé par Yves Ackermann, Président du Conseil général du Territoire de Belfort. Celui-ci permet de mieux évaluer la richesse des Départements et ainsi de répartir les dotations de l’État avec plus d’équité entre les territoires.

Le Premier Ministre a également indiqué qu’un certain nombre de mesures temporaires pour assurer un meilleur financement des trois allocations individuelles de solidarité (Revenu de solidarité active, Allocation personnalisée d’autonomie et Prestation de compensation du handicap) seraient pérennisées avec notamment la confirmation du taux plafond des droits de mutation à titre onéreux sur les transactions immobilières (DMTO) de 4,5 %, la reconduction du fonds de solidarité sur ces mêmes DMTO et l’affectation des frais de gestion de la taxe foncière. Elles font suite à une réunion de travail entre Manuel Valls et l’ADF le 24 octobre dernier à laquelle Yves Ackermann avait également participé. 

Mais surtout Manuel Valls a confirmé le rôle des Conseils généraux en affirmant que la France avait « besoin de cet échelon intermédiaire » qu’est le département « pour assurer les solidarités humaines et territoriales ». Ainsi le Conseil général « serait conforté dans ses compétences » dans les domaines de « l’ingénierie territoriale » pour les communes et intercommunalités mais également pour « l’accès des citoyens au service public » et bien sûr dans le domaine social. 

Enfin, le Premier ministre a annoncé qu’un groupe de travail serait mis en place en 2015 pour trouver une solution au financement du RSA qui constitue la principale difficulté financière des Départements. 

Yves Ackermann se réjouit de ces annonces qui permettront d’introduire plus de solidarité dans la péréquation des dotations entre les collectivités locales, de diminuer le reste à charge pour le financement des allocations individuelles de solidarité et de mener le débat sur la réforme territoriale avec davantage de sérénité. 

(*) Discours du Premier ministre au congrès de l’ADF à Pau le 6 novembre 2014 disponible sur le site de Public Sénat : http://replay.publicsenat.fr/vod/evenements/discours-de-claudy-lebreton-&-de-manuel-valls/165508

 Citation à 1h44m57s :

« Je propose également, à la demande de l’ADF, d’introduire le critère du potentiel fiscal corrigé pour la répartition des concours versés par la CNSA. Ce critère du potentiel Ackermann qui a pris le nom de son auteur « cher Yves » permettra de neutraliser les effets de la réforme de la taxe professionnelle. »

Tribune de Dominique Retailleau : « Contrat collèges 2004 – 2014 : la qualité du service public de proximité »

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Le programme « Contrat Collèges 2004 – 2014 », que le Conseil général a mis en place il y a dix ans pour moderniser les treize collèges publics du Département, arrive à son terme. Ce sont plus de 50 millions d’euros qui ont été investis pour une amélioration sensible des conditions d’éducation.

Offrir les meilleures conditions de réussite aux élèves

Avec Contrat Collèges, le Conseil général a l’ambition d’offrir aux élèves, enseignants et personnels des collèges des équipements et services de qualité pour leur garantir les meilleures conditions de travail possibles.

Aujourd’hui, les établissements bénéficient de salles de classes et de locaux de vie scolaire de qualité, de Centres de documentation et d’information (CDI) permettant l’accès des élèves à la recherche documentaire, de nouveaux plateaux de sciences et de salles de disciplines artistiques. Tous sont également dotés de salles audiovisuelles qui facilitent la pratique d’activités périscolaires comme la danse, la chorale, le théâtre.

Enfin, toutes les demi-pensions des établissements ont été rénovées et sont approvisionnées en pommes de terre et carottes issues des filières courtes, pour une alimentation équilibrée faite de produits frais.

Contrat collèges a ainsi contribué à faire évoluer l’image des collèges publics de notre département. Les 92 élèves supplémentaires enregistrés à la rentrée 2014 en témoignent. Ces évolutions sont importantes : en renforçant l’attractivité de nos établissements, nous réunissons les conditions nécessaires pour favoriser l’égalité des changes et la mixité sociale et scolaire indispensable à la réussite des élèves.

La nécessité de sauvegarder un service public de proximité

Avec Contrat Collèges, nous avons, je l’espère, répondu aux attentes des enfants, des parents d’élèves et de la communauté éducative. Si ce programme a pu être mené à terme, c’est parce que les élus et les équipes du Conseil général ont pu travailler dans la proximité avec les principaux de collèges et l’ensemble des enseignants. La qualité des échanges, le travail sur le terrain nous ont permis d’évaluer précisément les besoins des équipes éducatives, d’entendre les préoccupations, de réajuster l’offre autant que nécessaire et de tenir les délais.

Il reste maintenant à travailler sur les équipements sportifs fréquentés par nos collégiens, en particulier les gymnases, propriétés des communes qui sont au fil des ans devenus obsolètes. C’est pourquoi le Conseil général a engagé la réalisation d’un diagnostic afin de pouvoir, en partenariat avec les communes et les intercommunalités, établir un nouveau programme d’investissement pluriannuel qui pourrait voir le jour dès 2016, pour la remise en oeuvre de ces équipements.

Le travail de proximité marche. « Contrat collège » en est la preuve. Nous pouvons donc légitimement nous interroger sur ce type de partenariat dès lors que la gestion des collèges sera transférée à la Région.

Dominique Retailleau
Conseiller général du canton d’Offemont

 

Éditorial d’Yves Ackermann : « Mobilisés malgré les difficultés »

Yves-Ackermann web 

Alors que nous espérons tous un retournement de la conjoncture et la sortie d’une crise qui ne cesse de durer, le Territoire de Belfort en subit particulièrement les effets.

La situation de l’emploi ne s’est pas encore améliorée car le département, qui concentre deux leaders mondiaux de l’énergie, Alstom et General Electric, a largement été frappé par la stagnation de la demande mondiale dans ce secteur, liée à l’effondrement des prix du charbon, à l’exploitation des gaz de schiste et à la montée en puissance des énergies renouvelables. Le RSA (Revenu de solidarité active) ensuite croit toujours parallèlement au chômage notamment en raison des personnes qui arrivent en fin de droit. Enfin la Direction départementale des finances publiques nous a annoncé une baisse prévisionnelle de la CVAE, Cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises, de 28 % soit moins 5 millions d’euros de recettes pour le budget 2015 (la plus forte baisse de France !) dû, là aussi, à la faiblesse du cycle de l’énergie et des commandes de nos deux grands donneurs d’ordre. Cet impôt, qui a remplacé l’ancienne taxe professionnelle, devait pourtant, selon ses concepteurs (le Gouvernement Fillon sous la présidence de Nicolas Sarkozy), être dynamique paraît-il !

Dans ce contexte difficile, la Majorité départementale que je conduis est particulièrement mobilisée pour trouver des solutions pour le Territoire de Belfort. Ce travail, souvent effectué dans l’ombre et sans déclaration grandiloquente, mérite d’être souligné.

Ainsi le Département agira pour faire en sorte que General Electric tienne ses promesses en termes de créations d’emplois et de constitution d’un pôle mondial de pointe à Belfort. Il faudra en particulier accompagner la SEMPAT, par une augmentation de capital, afin de lui donner les capacités d’investissement nécessaires pour qu’elle soit en mesure de répondre aux projets à venir.

Ensuite alors que les collectivités locales représentent 75 % de l’investissement public en France, j’ai décidé avec la Présidente de la Région Franche-Comté et les trois autres Présidents des Départements francs-comtois de mettre en place un plan de soutien à l’activité économique en Franche-Comté. L’objectif est, à travers l’accélération de travaux publics, de générer des commandes pour les entreprises locales dans le but d’obtenir un effet contracyclique c’est-à-dire de relance de la croissance. Vous trouverez plus de détails sur ce plan dans ce magazine.

Par ailleurs, parce qu’il est primordial de soutenir les plus fragiles, nous sommes aussi attentifs aux politiques d’insertion sur lesquelles nous sommes revenus lors de la dernière séance du Conseil général. Même si les résultats pour le retour à un emploi pérenne sont nuancés, je veux réaffirmer ici combien elles sont importantes pour offrir la possibilité à chacun de nous de rebondir en exerçant une activité ou en intégrant une formation.

Enfin, je suis personnellement pleinement mobilisé pour obtenir du Gouvernement les compensations nécessaires à la situation atypique du Territoire de Belfort notamment concernant la baisse de CVAE. Cet engagement est essentiel afin de poursuivre nos actions pour préparer demain et assurer la solidarité d’aujourd’hui.

Bien à vous,

Yves Ackermann
Président du Conseil général

Tribune d’Anne-Marie Forcinal : « La polémique et la démagogie mettent à mal notre système politique »

Notre pays travers une crise politique profonde et les français expriment depuis plusieurs années déjà une défiance à l’égard de notre système politique, de ses représentants et de ses institutions.

Les citoyens sont noyés d’informations
L’apparition des réseaux sociaux et des chaines d’information en continu a considérablement raccourci et accéléré le temps médiatique : les réactions politiques se font à chaud et les évènements sont commentés dans l’instant. Les citoyens sont noyés d’informations, d’images renouvelées sans cesse plus rapidement et bien souvent chargées d’émotion. Le temps politique n’a donc plus la durée suffisante pour qu’une action soit jugée sur ses effets réels.

Les polémiques hystérisent le débat public
La dictature de l’instant se substitue à la légitimité démocratique. Les effets d’annonces, les promesses démagogiques, les scandales politiques, la litanie des sondages prennent le pas sur le travail de longue haleine effectué par les élus nationaux et locaux pour redresser notre pays ou améliorer les services publics. Les politiques publiques et le travail des élus deviennent illisibles. Le débat public est biaisé voire hystérisé et les Français se divisent. Les chômeurs, les personnes issues de l’immigration, les fonctionnaires deviennent ainsi les boucs-émissaires idéals dans un pays frappé par la crise économique. Certains hommes politiques n’hésitent pas à souffler dangereusement sur les braises plutôt que de travailler sérieusement et efficacement pour l’intérêt général.

Faisons preuve de pédagogie
Soyons sérieux : dans un contexte où le baromètre de la confiance politique est au plus bas et mine la légitimité démocratique, nous devons faire preuve de pédagogie et c’est ce que nous nous employons à faire au Conseil général. Nous expliquons aux habitants le sens des actions que nous menons, celles que nous ne pourrons pas engager en raison des difficultés financières que nous traversons. Nous communiquons également sur les efforts que nous engageons pour résoudre ces difficultés. Enfin, nous rappelons que l’impôt payé par les citoyens est légitime parce qu’il permet de financer les services publiques qui leur sont destinés et qui les impactent dans leur vie quotidienne : la réhabilitation des routes départementales, la viabilité hivernale, la modernisation des collèges, les actions destinées aux personnes âgées, etc.

Une explication précise du travail des élus est nécessaire si nous voulons favoriser le retour aux urnes des citoyens. La polémique et les postures démagogiques qui mettent à mal notre système politique n’ont pas de place dans notre démocratie.

Anne-Marie Forcinal,
Vice présidente et conseillère générale du canton de Fontaine

Éditorial d’Yves Ackermann : « Pour un pôle métropolitain partagé »

Madame, Monsieur,

Dans le cadre de la réforme territoriale en cours, dont les discussions vont de nouveau occuper le Parlement dans les semaines qui viennent, il faudra être particulièrement vigilant quant au sort qui sera réservé aux Départements.

En qualité de Président du Conseil général du Territoire de Belfort, je me mobilise pour assurer la préservation des Départements et pour faire reconnaître leur rôle indispensable pour la mise en oeuvre des politiques publiques de solidarité et de proximité. Heureusement, il semble que les dernières évolutions exprimées par le Premier ministre envisagent le maintien des Départements, à minima, en milieu rural. C’est une concession de la part du gouvernement que je soutiens évidemment et à laquelle nous devrons être attentifs.

Mais le second objectif de tous les habitants du Nord Franche-Comté, au moins tout aussi important que le maintien des Départements, doit être de parvenir à la concrétisation institutionnelle de l’Aire urbaine Belfort-Montbéliard-Héricourt-Delle. Renforcer l’Aire urbaine est en effet une priorité. Comme je l’ai déjà exprimé, c’est d’autant plus essentiel dans le cadre de la réforme territoriale, afin de peser dans les futures grandes régions en cours de constitution. Le risque serait sinon d’être marginalisé et de devenir un satellite de la capitale régionale, qu’elle soit demain à Besançon, Dijon ou Strasbourg, ou, pire, d’être éclaté entre deux régions si un « droit d’option » était possible seulement pour le département du Territoire de Belfort. L’idée que je défends est donc de constituer un pôle métropolitain à l’échelle de l’Aire urbaine qui inclut l’ensemble des intercommunalités. C’est d’ailleurs sur ce mandat que j’ai été élu Président du Syndicat mixte de l’Aire urbaine (SMAU) le 19 juin dernier. Aujourd’hui, le dossier est prêt techniquement et il est l’étape essentielle pour avancer dans la coopération entre les collectivités de notre bassin de vie.

Ce futur pôle métropolitain devra être à même de prendre des décisions pour le développement de l’Aire urbaine et de porter des projets forts pour la qualité de vie de ses habitants. Il permettra de définir une feuille de route collective en phase avec les grands enjeux de notre territoire (développement économique, santé, aménagement du territoire, transports, etc.) et d’enfin faire reconnaitre notre bassin de vie, qui constitue l’un des principaux pôles industriels de notre pays, sur la carte de France. Cela doit donc en conséquence lui offrir toutes les capacités de peser dans la compétition territoriale française, européenne et internationale.

Dans le cadre de ce débat, je veux rappeler que l’Aire urbaine est une aventure collective, qui s’est construite patiemment et progressivement avec des personnalités de tous bords politiques qui ont souhaité travailler ensemble. L’UTBM, le TGV, l’hôpital médian, la boucle locale haut-débit sont des exemples de projets structurants portés par l’ensemble des élus du Nord Franche-Comté. L’Aire urbaine a en effet toujours été un territoire de coopération au-dessus des intérêts partisans.

Aussi j’appelle l’ensemble des intercommunalités de l’Aire urbaine à travailler ensemble sur la base du projet préparé par le SMAU et de la loi MAPAM du 27 janvier 2014. C’est la décision qui a été prise par son bureau le 12 septembre et que devra valider le conseil syndical le 30 octobre prochain. Pour ma part, j’agirai toujours sur ce dossier en défendant une vision et un travail collectif, conditions indispensables pour réussir un projet partagé.

Bien à vous,

Yves Ackermann
Président du Conseil général

Réaction d’Yves Ackermann au décès d’André Bergeron

A la suite de la disparition d’André Bergeron, Yves Ackermann, Président du Conseil général du Territoire de Belfort, souhaite réagir.

« A la suite du décès d’André Bergeron, je veux rendre hommage au syndicaliste ouvrier de premier plan, qui a toujours privilégié le compromis à l’affrontement.

Natif de Suarce, apprenti typographe dès l’âge de 14 ans dans une imprimerie de notre département, il a participé aux grèves de 1936, montrant dès cette époque son attachement à la négociation syndicale. Après avoir connu les affres de la Seconde guerre mondiale, il a contribué en 1948 à la création de Force ouvrière (FO), syndicat dont il fut secrétaire général entre 1963 et 1989.

A ce poste, la défense des conditions de vie des salariés a toujours été son cheval de bataille. Résolument réformiste, sans cesse tourné vers le compromis, chantre du dialogue social et connaissant parfaitement ses dossiers, il a fait de la négociation collective la meilleure arme pour obtenir plus de droits et d’avancées sociales pour les salariés.

Je l’avais croisé l’année dernière à la résidence La Rosemontoise à Valdoie. Malheureusement son état de santé ne m’avait pas permis de converser longuement avec lui.

Il fera partie de ces enfants de Belfort qui resteront dans la mémoire de tous ceux qui l’ont connu.

Je présente mes sincères condoléances à sa famille et à ses proches ».

Réaction d’Yves Ackermann sur le Pôle métropolitain

A la suite de la conférence de presse de Damien Meslot et Marcel Bonnot sur la création d’un pôle métropolitain autour des deux seules agglomérations de Belfort et de Montbéliard, Yves Ackermann, Président du Conseil général et Président du Syndicat mixte de l’Aire urbaine (SMAU), a souhaité réagir.

Vous trouverez ci-après le lien vers l’article de l’Est républicain paru le 12 septembre 2014.

Lire la réponse d’Yves Ackermann parue dans l’Est Républicain le 12 septembre 2014

Tribune de Guy Miclo : « Faire du tourisme un atout pour notre département »

Conseiller général en charge de la culture et du développement touristique, dont, à ce titre, responsable du Syndicat Mixte Interdépartemental du Ballon d’Alsace (SMIBA) et de « Belfort-Tourisme », je souhaite rappeler l’importance du tourisme dans l’économie de notre département. Je veux également souligner le travail des personnels de l’association « Belfort Tourisme » qui réunit la ville de Belfort et le Conseil général.

Le tourisme : une branche économique à part entière
Si le tourisme dans le Territoire de Belfort n’est pas toujours connu et reconnu, il s’agit pourtant d’une branche économique à part entière : les clientèles touristiques génèrent aujourd’hui plus d’un million de nuitées par an, avec 50 millions de dépenses estimées qui bénéficient aux hébergeurs, aux restaurateurs, aux commerçants, aux artisans. Les retombées économiques permettent également de maintenir plusieurs centaines d’emplois non délocalisables, soit l’équivalent de 300 emplois uniquement pour les hébergements touristiques.

De nombreux atouts dans le Territoire de Belfort
Oui, le Territoire de Belfort possède de nombreux atouts touristiques que les élus doivent encore activement développer et toujours mieux faire connaitre, avec le souci de la qualité du service rendu. Pour renforcer toujours plus la notoriété de notre département, nous travaillons sur quatre thématiques prioritaires : le tourisme d’affaires, qui représente 70 % des nuitées, le tourisme vert et de pleine nature, porté par le site phare du Ballon d’Alsace et par le site exceptionnel du Malsaucy, le tourisme urbain et culturel avec la Citadelle, le Lion et la vieille ville de Belfort, et enfin, le tourisme évènementiel avec actuellement 200 000 festivaliers pour le FIMU et les Eurockéennes, auquel s’ajoutent d’autres évènements culturels. Oui, le potentiel existe ! Oui, il reste des marges de progrès !

Améliorer le potentiel touristique de notre département
S’appuyant sur cette dynamique, nous avons créé, avec « Belfort Tourisme », les outils nécessaires au développement touristique : un schéma départemental visant à conforter et renforcer l’offre en la matière, de nouvelles stratégies marketing en lien avec le Comité Régional du Tourisme et le Massif des Vosges, des conventions annuelles entre Belfort-Tourisme et les Communautés de Communes, l’appui aux porteurs de projets, la mise en tourisme de l’axe cyclable FrancoVélosuisse et la volonté de travailler à l’aménagement d’un « pôle éco touristique » dans le sud du Département, etc.

Le chemin de la réussite est toujours difficile, mais je reste persuadé que le tourisme est un secteur clé de l’économie de notre département. Il faut donc s’engager aux côtés des acteurs qui réalisent un travail remarquable pour développer et faire connaitre notre territoire.

Guy Miclo
Vice-président et conseiller général du canton de Giromagny

Éditorial d’Yves Ackermann : « 10 ans de Contrat collèges »

Madame, Monsieur,

Après un été en demi-teinte où la météo n’a pas franchement été propice aux loisirs de plein air, j’espère néanmoins que chacune et chacun d’entre vous aura pu profi ter des richesses touristiques et culturelles de notre région pour changer d’horizon avant de débuter cette rentrée.

Comme chaque année, le Conseil général n’a pas ménagé sa peine pour mener un maximum de travaux dans les collèges lors de ces vacances, afin de ne pas gêner les élèves et enseignants. Je suis particulièrement fier de fêter cette année les 10 ans du « Contrat collèges 2004-2014 » qui est pour moi un modèle de réalisation concertée.

La gestion des collèges est une compétence historique transférée lors des premières lois de décentralisation de 1983 et les Départements ont dû dans un premier temps agir en urgence pour remettre aux normes des établissements qui étaient bien souvent obsolètes. Avec Contrat collèges, l’ambition du Conseil général a été toute autre ; il s’agissait d’établir un programme partenarial de travaux afin d’offrir un même haut-niveau de service dans les treize établissements publics du département et ce en fonction des besoins réels émis par l’ensemble de la communauté éducative.

Au bout de dix années et après une réévaluation à mi-parcours, je crois pouvoir affirmer que nous avons véritablement changé la vie au collège en améliorant considérablement l’exercice de la pédagogie et le bien-être quotidien des élèves, enseignants et personnels administratifs et techniques. Nous avons ainsi par exemple mis aux dernières normes pédagogiques les salles de sciences et de technologie, implanté des salles multimédias partout, transformé l’ensemble des demi-pensions en selfs modernes, rendu tous les établissements accessibles aux personnes à mobilité réduite, aménagé des salles audiovisuelles favorisant l’organisation d’activités périscolaires… Nous venons justement de visiter l’une de ces superbes réalisations au collège Mozart à Danjoutin, ce 1er septembre.

Le programme Contrat-Collèges constitue le premier budget d’investissement de la Collectivité car il est une priorité pour la Majorité départementale. Et c’est avec cette même volonté que nous venons de décider de relier l’ensemble des établissements publics en fi bre optique d’ici l’été 2015 afin d’accroître encore les usages numériques, qui ne cessent de se développer dans l’enseignement.

Si bien entendu toutes ces réalisations doivent faciliter la transmission des connaissances, je crois qu’il faut également préparer nos enfants à l’ouverture sur le monde. Et c’est là que le dispositif « Culture collèges » intervient. Il vise à promouvoir les expériences artistiques, scientifi ques et culturelles au sein des établissements, à travers une démarche partenariale originale avec les équipes éducatives. Ainsi, depuis le début de l’opération en 2006, ce sont plus de 400 projets qui ont été menés à bien et autant d’occasions pour nos enfants de découvrir le théâtre, la danse, les arts plastiques, etc.

Heureusement, dans notre département, cette offre culturelle ne se limite pas aux collèges. Je vous invite donc à profi ter des multiples possibilités proposées en cette rentrée, que ce soit dans les habituelles structures de diffusion (Granit, CCN, Théâtre des deux sapins, Maison pour tous, etc.) ou lors des festivals itinérants organisés par le Conseil général comme « Conte et compagnies », évènement transfrontalier, qui débute le 23 septembre à Delle et le 17 à Delémont, désormais accessible en une demi-heure à peine depuis la cité des Cariatides avec la nouvelle autoroute Transjurane.

Bonne rentrée à toutes et à tous,

Yves Ackermann,
Président du Conseil général

Idée de pôle métropolitain Mulhouse-Belfort-Montbéliard : réaction d’Yves Ackermann

A la suite de la publication d’un communiqué des maires de Belfort, Montbéliard, Mulhouse et des Présidents d’Agglomération de Montbéliard et de Mulhouse concernant l’idée de la constitution d’un pôle métropolitain Mulhouse-Belfort-Montbéliard, Yves Ackermann, Président du Conseil général du Territoire de Belfort et Président du Syndicat mixte de l’Aire urbaine a souhaité réagir.

Vous trouverez ci-après le lien vers l’article de l’Est Républicain paru le 16 juillet 2014.

Lire l’interview d’Yves Ackermann : « D’abord construire notre pôle »

Tribune de Samia Jaber : « Rachat d’Alstom : une solution satisfaisante »

L’actualité économique ne vous a pas échappée : Alstom a retenu à l’unanimité l’offre de General Electric pour la reprise de ses activités dans l’énergie. C’est une solution qui me parait satisfaisante pour l’avenir économique et l’emploi dans le Territoire de Belfort.

Des inquiétudes légitimes
L’annonce, il y a quelques mois, du rachat pur et simple des activités « énergie » d’Alstom par General Electric a nourri des inquiétudes légitimes : Alstom et General Electric sont deux poids lourds de l’industrie du Nord Franche-Comté qui emploient près de 5 000 salariés à Belfort. Cette absorption comportait son lot d’incertitudes : des licenciements, des restructurations, profondément dommageables pour l’emploi étaient à craindre. L’Etat avait la responsabilité de se mobiliser fortement sur ce dossier, et je suis satisfaite qu’il ait pu contribuer à améliorer l’offre de l’entreprise General Electric.

Une offre améliorée avec le concours de l’Etat
Comme nous l’avions demandé, l’Etat a annoncé son intention d’entrer au capital d’Alstom à hauteur de 20 %, ce qui lui permettra de peser de tout son poids dans les orientations futures de l’entreprise. Grâce à ce volontarisme étatique, nous allons pouvoir préserver notre souveraineté sur la filière nucléaire et maintenir les centres de décisions de l’entreprise sur notre territoire.
L’intervention de l’Etat a également permis à General Electric d’améliorer son offre et d’apporter des garanties pour l’emploi local : le géant américain s’est engagé à créer 1 000 emplois en France et à renforcer la branche « Transport » d’Alstom. Trois coentreprises seront également créées avec Alstom, dans les réseaux électriques, les énergies renouvelables et les turbines à vapeur. Ainsi, General Electric pourrait créer un pôle mondial de pointe dans le domaine de l’énergie tout en permettant à Alstom de rester leader dans le domaine des transports ferroviaires.

Une bonne nouvelle pour l’emploi local
L’accord tel qu’il a été conclu est une bonne nouvelle pour les salariés d’Alstom, qui peuvent être rassurés à plusieurs titres : d’une part, l’Etat a montré qu’il était en capacité d’intervenir pour sauver nos industries. D’autre part, le groupe américain a pris de nombreux engagements qui vont dans le sens du maintien de l’emploi et de la sauvegarde de notre patrimoine industriel. Enfin, General Electric est implanté sur le site de Belfort depuis 1999, il y a établi le siège européen de sa division Power & Water et entretient depuis longtemps de bonnes relations avec Alstom. Le Conseil général, par l’intermédiaire de la SEMPAT, a accompagné son développement, ainsi que celui d’Alstom en participant aux travaux d’aménagement du Techn’hom sur lequel les deux groupes disposent de bâtiments adaptés, indispensables à leur implantation locale.

Si cet accord nous parait équilibré, nous continuerons à suivre ce dossier de très près et nous serons particulièrement vigilants quant à la bonne application des engagements de General Electric pour l’emploi local.

Samia Jaber
Vice-présidente et conseillère générale
du canton de Belfort Sud

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