Election présidentielle : le changement c’est maintenant avec François Hollande
Durant la campagne des élections présidentielles, consultez le site de campagne de François Hollande dans le Territoire de Belfort : www.soutienhollande90.fr
Tribune de Marie-José Fleury : « Mobilisons-nous contre la précarité »
L’élection présidentielle de 2012 arrive dans un contexte économique difficile. Le chômage a atteint un niveau record depuis plus de 10 ans, alors que les prix à la consommation flambent. La hausse marquée des produits frais ne permet plus aux plus modestes d’entre nous de consommer des fruits ou des légumes. Le litre de carburant à bientôt 2 euros pénalise ceux qui vont au travail en voiture. La hausse du gaz accentue la précarité énergétique pour les plus fragiles, que nous aidons avec le Fonds de Solidarité Logement.
Chaque semaine, je reçois à ma permanence* à Belfort Nord beaucoup de nos concitoyens qui me parlent de leurs conditions de vie et je constate que la précarité n’a pas reculé ces dernières années, au contraire, certains basculent dans la pauvreté.
De trop nombreuses personnes dont des femmes seules ou avec des enfants, cantonnées dans des contrats de travail courts ou à temps partiel, ne peuvent plus en vivre. Précarité encore, pour des milliers de Belfortains au RSA ou au chômage, qui est évalué à 10 % de la population active. Précarité, pour beaucoup de retraités modestes, avec des pensions ou des allocations insuffisantes, des soins de plus en plus chers et de moins en mois bien remboursés. Les personnes handicapées ne sont pas épargnées, c’est pourquoi le Conseil général a récemment
renouvelé son Schéma départemental des personnes handicapées adultes pour une meilleure prise en charge de leurs besoins.
Enfin, la montée des violences et le recul du vivre ensemble républicain dans certains de nos quartiers amplifient le sentiment de vulnérabilité pour les plus fragiles d’entre nous.
Cette précarité frappe également les budgets des collectivités locales. Pour amortir l’impact du désengagement financier du gouvernement dans notre département, Yves Ackermann se bat au quotidien pour trouver des solutions au désengagement de l’État.
Pour pallier les carences du gouvernement dans notre département, nous faisons des choix politiques courageux : nous essayons tout d’abord de protéger l’emploi et de favoriser le développement économique, d’accroître le soutien aux personnes âgées et handicapées, d’améliorer l’aide à l’enfance et à la famille.
Cette situation de précarité qui touche bon nombre de nos concitoyens ne doit pas favoriser l’abstention ou jouer en faveur de l’extrémisme, mais elle doit au contraire être un sursaut pour se battre et en finir avec ces politiques d’austérité.
J’en appelle donc à la prise de conscience et à la mobilisation de tous.
Marie-José Fleury
Conseillère générale du canton de Belfort Nord
Editorial d’Yves Ackermann : « 30 ans de décentralisation »
Il y a 30 ans, le 2 mars 1982, le Président de la République, François Mitterrand, promulguait la loi relative « aux droits et libertés des communes, des départements et des régions » plus communément appelée loi de décentralisation.
Cet anniversaire a été l’occasion pour les conseillers généraux d’échanger sur le bilan de cette évolution institutionnelle majeure dans la vie démocratique de notre pays lors de la réunion du Conseil général du 26 mars.
J’ai ainsi d’abord rappelé les trois socles sur lesquels se fonde la décentralisation française : un développement des territoires élaboré et décidé par des élus locaux ; qui assument pleinement devant les électeurs la responsabilité de leurs choix et de leurs décisions ; dans un cadre juridique et républicain garanti par l’Etat.
Dans des moments de doute ou d’inquiétude pour beaucoup de nos concitoyens mais aussi de nos collègues élus locaux, il faut revenir à ces fondamentaux ; il faut redire ce en quoi nous croyons, nous qui sommes, en quelque sorte, les enfants de la décentralisation de 1982.
C’est d’abord dans les territoires, et pas contre eux, que la France trouvera l’énergie et les solutions pour sortir de la crise que nous affrontons. Ainsi que seraient aujourd’hui le Techn’hom, la Jonxion ou les Forges à Grandvillars sans la mobilisation des élus locaux et en particulier du Conseil général ? Est-ce que le TGV Rhin-Rhône, la RN 1019 ou l’UTBM se seraient réalisés sans la collaboration entre l’Etat et les collectivités locales ? Enfin que serait la qualité de vie dans notre département sans l’engagement des collectivités pour la culture, l’éducation ou la préservation de notre environnement ?
Ensuite les élus peuvent et doivent assumer devant les électeurs leurs choix et leurs décisions, notamment en matière fiscale. Chaque citoyen comprend que la qualité du service public de proximité a un coût et il revient aux élus de le justifier.
Enfin, les Départements sont les garants indispensables des solidarités humaines. Je veux dire et redire, combien la lutte contre l’exclusion sociale est un combat essentiel, un combat trop souvent oublié. C’est ce primat de la solidarité sur les égoïsmes qu’il faut oser affirmer encore et toujours parce que nul d’entre nous n’est à l’abri d’un accident de la vie.
« La France a eu besoin de la centralisation pour se faire. Elle a besoin de la décentralisation pour ne pas se défaire » ; cette phrase de François Mitterrand reste profondément d’actualité et nous rappelle que la décentralisation peut et doit encore relever de grands défis.
Bien à vous,
Yves Ackermann
Président du Conseil général
Contrats aidés : manipulations électoralistes et perte de sang-froid pour Damien Meslot
A la suite de la publication d’un communiqué de presse de Damien Meslot, Député, concernant les contrats aidés de l’Etat, Yves Ackermann, Président du Conseil général du Territoire de Belfort, réagit.
« Je m’indigne des propos tenus par Damien Meslot qui relèvent de manipulations électoralistes. L’outrance de l’attaque pourrait prêter à sourire s’il ne s’agissait pas d’un sujet aussi grave pour nos compatriotes que celui de l’emploi. En tant que Président du Conseil général, l’insertion des bénéficiaires du RSA figure parmi mes priorités, comme notre action pérenne en la matière permet d’en témoigner.
L’utilisation des chiffres des contrats aidés signés dans le Territoire de Belfort illustrent l’incohérence et l’ignorance du Député en la matière. Premièrement, il faut rappeler qu’il s’agit d’un dispositif d’Etat qui a été volontairement réduit par le Gouvernement que soutient Damien Meslot lors de l’année 2010 puis à nouveau ouvert fin 2011 pour tenter d’enrayer les mauvais chiffres du chômage. Ensuite, il indique un chiffre largement minoré puisque 56 contrats aidés ont été signés dans le secteur non marchand à ce jour et non 24. Cela représente une hausse de 31 contrats par rapport à l’année dernière à la même époque (25 contrats aidés signés fin février 2011). Enfin, comment peut-on effectuer un bilan d’un semestre au bout de deux mois seulement ?
Si l’on suit le raisonnement de Damien Meslot, le Conseil général devrait donc tout faire pour détériorer les chiffres du chômage. Nous n’aurions pas dû réaliser le Techn’hom, la restructuration des zones d’activité du Sud Territoire, la Jonxion, etc. Cette nouvelle polémique est donc pathétique.
La campagne électorale est décidément difficile pour les élus de l’UMP qui jour après jour perdent manifestement leur sang-froid et n’hésitent pas à utiliser l’invective pour jeter le discrédit sur leurs adversaires. Je comprends leur désarroi alors qu’ils font partie d’une majorité qui a pour triste bilan l’augmentation d’un million du nombre de chômeurs en cinq ans.
Pour ma part, je suis fermement résolu à poursuivre le travail engagé dans l’intérêt général des habitants du Territoire de Belfort. »
Tribune d’Anne-Marie Forcinal : « Oui au TGV ; non au remblai »
Le Conseil Général fait d’importants efforts en faveur du TGV Rhin Rhône, un outil nécessaire au développement du Territoire. Il s’est engagé clairement pour sa venue. Je partage entièrement cet engagement.
Cela ne signifie pas que je sois d’accord avec tout et n’importe quoi. En effet, de fortes préoccupations s’expriment chez les élus de la vallée de la Bourbeuse et de la Saint Nicolas, concernées par la tranche de travaux Petit-Croix Lutterbach. Je les rejoins.
De quoi s’agit-il ? Le projet que RFF, le maître d’ouvrage du chantier, veut nous imposer pour la traversée de la vallée, principalement pour des raisons d’économie, présente un risque sérieux d’aggravation des inondations et de non moins sérieuses menaces pour l’environnement.
Un risque accru d’inondations
Selon le dossier d’enquête, la LGV franchirait un peu plus de la moitié de la zone inondable sur un viaduc. Ce dernier serait ensuite remplacé par un remblai, long d’un demi-kilomètre, haut de 11 mètres et large de 80 mètres. Cet ouvrage énorme concernerait notamment le dernier tiers du franchissement de la vallée, situé dans une zone très sensible.
Un dépôt de matériaux de cette importance à cet endroit augmenterait la hauteur d’eau et, par conséquent, provoquerait des inondations en aval.
Une dégradation de la qualité de l’eau et des milieux protégés
Cette décision présente un risque accru de pollution des rivières et s’inscrit en contradiction avec notre politique ambitieuse en faveur de l’eau et des milieux aquatiques. Elle illustre une profonde méconnaissance de la loi qui interdit tout dépôt dans une zone inondable et protégée.
En effet, cette vallée est également intégrée dans un programme « Natura 2000 ». Sa faune serait directement menacée par de telles opérations. Je pense à la Lamproie de Planer, un vertébré primitif vivant en eau douce, particulièrement vulnérable et qui est aussi un formidable bio-indicateur. De surcroit, les travaux envisagés confisqueraient des terres agricoles.
Des engagements fermes demandés à RFF
RFF doit donc impérativement revoir ses plans et opter pour des travaux qui préservent suffisamment les fonds de vallées, qui n’aient d’impacts ni sur les zones sensibles, ni sur les lignes d’eau. Cette attitude est indispensable à la prévention des inondations, à la qualité de l’eau potable dans le département, à la protection des espaces agricoles productifs et des écosystèmes nécessaires à la biodiversité. Elle s’inscrirait également plus en cohérence avec nos politiques départementales en faveur de l’eau et notre Plan de prévention des risques d’inondation du bassin de la Bourbeuse. Le Conseil général a engagé en la matière des efforts considérables, que j’ai soutenus et accompagnés dans le cadre de ma délégation. Enfin, nous demandons des engagements significatifs de la part de RFF pour réduire l’impact acoustique du trafic des TGV et des trains de la ligne Belfort-Mulhouse, dénoncé par les élus, les associations et les habitants de Petit-Croix.
Anne-Marie Forcinal
Conseillère générale du canton de Fontaine
Editorial d’Yves Ackermann : « Préserver l’éducation de nos enfants pour préparer l’avenir »
Madame, Monsieur,
L’Inspection académique du Territoire de Belfort vient d’annoncer ses prévisions d’effectifs pour la prochaine rentrée scolaire lors de la réunion du Conseil départemental de l’éducation nationale (CDEN) qui s’est tenue le 17 février 2012.
Le Territoire de Belfort devrait se voir retirer quinze postes dans les écoles et quatre dans les collèges, sans lien direct avec l’évolution du nombre d’élèves dans les établissements. Parmi ceux-ci, sept devraient même être supprimés en RASED (Réseau d’aides spécialisées aux élèves en difficulté) !
En tant que coprésident du CDEN, j’ai exprimé mon refus de cette proposition aux côtés des organisations syndicales afin de préserver l’éducation de nos enfants.
En effet, l’enseignement ne peut être limité à une simple vision comptable alors que le niveau scolaire baisse et que la crise frappe durement.
Ainsi dans le classement de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) sur le niveau scolaire, la France est passée de la 16e à la 24e place en cinq ans. La réduction massive des postes d’enseignants et l’augmentation du nombre d’élèves par classe, figure aujourd’hui comme la cause directe de cette dégradation.
L’éducation doit donc à nouveau être considérée comme un investissement pour l’avenir alors que la croissance dans nos pays se crée essentiellement par l’économie de la connaissance. Le risque est sinon d’assister impuissant à un affaiblissant de notre compétitivité internationale et c’est ensuite l’ensemble de notre système social qui serait menacé.
Le Conseil général l’a bien compris et c’est pour cela, vous le savez, que nous faisons de l’éducation une priorité dans nos politiques départementales. Avec
le programme de modernisation des collèges publics « Contrat-Collèges 2004-2014 » d’abord qui représente le premier budget d’investissement de la Collectivité (50 millions sur dix ans). Mais aussi en développant des projets ambitieux et innovants comme l’Environnement numérique de travail, « Cultures collèges » ou l’expérimentation des manuels numériques.
Enfin, l’Éducation nationale doit rester fidèle à l’esprit de la République qui nous anime ; celle de l’égalité des chances qui offre à chacun les mêmes opportunités d’épanouissement et de réussite.
Bien à vous,
Yves Ackermann
Président du Conseil général
Lettre cantonale d’Yves Ackermann n°4
Tribune de Guy Miclo : « L’emploi et l’avenir des jeunes »
En ce début d’année 2012, la situation de l’emploi est particulièrement morose dans notre Département : après une forte augmentation au dernier trimestre 2011, le taux de chômage est évalué à 10,1%. Cette situation compromet gravement l’avenir de la jeunesse.
Un chômage qui frappe durement les jeunes en manque de qualifications, d’expérience et de mobilité.
Dans le Territoire de Belfort, 1 653 jeunes de moins de 26 ans sont actuellement inscrits à Pôle Emploi. Souvent sans diplômes, sans qualification et sans expérience, ils sont les premières victimes de la désindustrialisation et du chômage. Seuls 7% des offres d’emploi sont accessibles aux moins de 26 ans non qualifiés, qui sont encore pénalisés par un manque de mobilité et d’expérience. Le permis de conduire, en effet, est aujourd’hui indispensable pour trouver du travail. De plus, une à cinq années d’expérience sont généralement exigées pour espérer entrer dans un emploi de longue durée. Quel avenir pour cette jeunesse en situation de précarité, et pour notre territoire, quand on sait que le taux des offres d’emploi de moins de 6 mois est monté jusqu’à 70% au cours de l’année 2011 et que l’intérim représente 37% des offres d’emploi ?
Les collectivités et les acteurs locaux se mobilisent
Le Conseil général, bien sûr, se mobilise aux côtés de la MLEJ (Mission Locale Espaces Jeunes) pour favoriser l’accès à un emploi durable pour ces jeunes de 16 à 25 ans révolus. Président de la Mission Locale, je m’attache à tout mettre en oeuvre pour que les 2 700 personnes de moins de 26 ans actuellement sans emploi dans le Territoire de Belfort, reçues au cours de l’année 2011 à la Mission Locale, soient bien accueillies, informées, orientées et accompagnées. Avec une approche à la fois individuelle et collective, les conseillers de la Mission les aident à élaborer leur projet professionnel et les accompagnent tout au long de leur parcours. Bien sur, au delà de cette prise en charge locale, la réponse doit aussi être nationale. L’emploi des jeunes doit véritablement être au coeur des dynamiques du marché du travail car ils sont l’avenir de notre pays !
Guy Miclo
Conseiller général du canton de Giromagny
Editorial d’Yves Ackermann : « Un budget responsable face à la crise pour défendre les habitants du Territoire »
Le Conseil général a adopté son budget 2012, d’un montant de 149 millions d’euros, lors de la réunion des 12 et 13 décembre derniers. C’est l’acte majeur d’une collectivité chaque année car il trace sa feuille de route et détermine ses priorités. Dans un contexte fortement contraint, la Majorité départementale a élaboré un budget responsable pour défendre les habitants du Territoire de Belfort et le service public.
La crise d’abord a deux conséquences majeures pour les Départements : certaines ressources seront moins dynamiques comme les droits de mutation sur les transactions immobilières mais surtout le nombre de bénéficiaires du RSA risque encore de s’accroître alors que la situation de l’emploi ne s’améliore pas dans notre pays.
Ensuite les Départements ne cessent de dénoncer depuis plusieurs années l’impasse budgétaire dans laquelle ils se trouvent. L’insuffisante compensation des trois allocations individuelles de solidarité qui ont été transférées par l’État (Allocation personnalisée d’autonomie, Revenu de solidarité active et Prestation de compensation du handicap) représentera une dépense de 36 millions d’euros en 2012 alors que l’État n’en remboursera que 17. Depuis 2002, cela représente un manque à gagner cumulé de 118 millions d’euros !
Enfin, la suppression de la taxe professionnelle a considérablement réduit notre autonomie fiscale. La nouvelle Cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) est moins dynamique que l’ancienne taxe professionnelle (TP) qu’elle a remplacée. Une hausse de 2 % est envisagée en 2012 contre 5 % en moyenne annuelle avec l’ancienne TP.
Malgré ces difficultés, le Conseil général maintiendra un haut niveau d’investissement de 19 millions d’euros en 2012. Il est en effet nécessaire de préserver l’activité économique des entreprises et ainsi soutenir la croissance alors que les Collectivités locales réalisent près de 75 % de l’investissement public en France. Contrat-Collèges, développement économique avec le programme de reconversion industrielle du Sud Territoire, aide aux communes, construction de pistes cyclables, réaménagement du Malsaucy et du Ballon d’Alsace… sont autant de projets majeurs qui seront menés en 2012.
Je me dois néanmoins de vous alerter ; les Départements arrivent aujourd’hui à un tournant de leur histoire. Sans évolution majeure de leurs recettes, avec une juste compensation des dépenses obligatoires, ce sont des pans entiers de politiques publiques en direction des familles, des communes et des associations, qui risquent d’être remis en cause dès l’année prochaine.
C’est dans ce cadre que le Conseil général organise à nouveau les « Rencontres du Territoire » afin de vous présenter l’ensemble de nos politiques publiques et d’échanger avec vous lors d’un débat citoyen.
Bien à vous,
Yves Ackermann
Président du Conseil général
Editorial d’Yves Ackermann : « L’aventure d’un Territoire »
Enfin ça y est ! Après plus de vingt ans de mobilisation des élus locaux et cinq années de travaux, le TGV Rhin-Rhône est là. Paris à 2h15, Lyon à 2h25, Lille à 3h40… ; « l’espace-temps » du Territoire de Belfort et de l’Aire urbaine se réduit. Zurich et bientôt Francfort et Barcelone seront directement reliées à notre gare TGV. Ces nouvelles connexions représentent de formidables opportunités de développement pour nos entreprises mais aussi de découvertes et d’échanges pour chacun d’entre nous. Car le TGV est avant tout une aventure humaine !
L’aventure d’un Territoire qui voit revenir son « enfant » à la maison. C’est en effet l’occasion de rappeler que tout a démarré à Belfort il y a quarante ans dans les usines Alstom avec la production des deux premiers prototypes. Je veux saluer ici la qualité du travail fourni par les équipes qui ont conçu et qui fabriquent les motrices de série des différentes générations de TGV qui se sont succédées : Atlantique, Eurostar, Thalys et maintenant Euro Duplex… C’est grâce à eux que la France bénéficie de la meilleure technologie mondiale en matière de grande vitesse et c’est une fierté renouvelée pour le Territoire de Belfort.
L’aventure des hommes qui ont bâti les 140 km de ligne entre Petit-Croix et Villers-les-Pots pendant ces cinq années. Nous avons partagé avec eux l’évolution de ce chantier titanesque qui a été le plus grand de France ; il marquera l’histoire de notre département comme auparavant la construction du chemin de fer ou de l’autoroute. Chaque habitant se souviendra notamment de l’édification du magistral viaduc de la Savoureuse dont nous avons pu apprécier l’assemblage minutieux. Je veux là aussi honorer leur engagement et leur performance.
Une aventure à construire ensemble également. Car si le TGV est là, il n’est pas une fin en soi. Encore faut-il créer les conditions de la réussite collective. Des initiatives privées comme les clubs TGV Rhin-Rhône ont su associer la CCI et les entreprises, mais aussi un engagement public fort des collectivités au premier rang desquelles figurent le Conseil général. Ainsi le 11 décembre 2011, les premiers passagers seront accueillis dans une magnifique gare nouvelle au coeur d’un Parc d’innovation « La Jonxion » que nous avons conjointement aménagé avec la CAB. Les aménagements routiers et paysagers sont achevés, le Parc est prêt à accueillir les premières entreprises sur plus de 150 hectares.
Enfin il faut rappeler que la construction de cette ligne à grande vitesse Rhin-Rhône n’était pas une évidence. Il a fallu batailler et convaincre pour qu’une nouvelle infrastructure majeure pour notre pays ne desserve pas directement Paris. Cette mini-révolution nous démontre que la décentralisation a fait du chemin et que les territoires de province ont su imposer leur dynamique locale. Mais elle n’est pas arrivée sans effort et contrairement aux premières lignes à grande vitesse en France, les collectivités locales, dont le Conseil général du Territoire de Belfort, l’ont grandement financée.
Ne boudons donc pas notre plaisir et célébrons doublement l’ouverture commerciale du TGV Rhin-Rhône comme la réussite des hommes et l’ouverture aux autres qui sont inscrites dans les gènes de notre territoire.
Bien à vous,
Yves Ackermann
Président du Conseil général
L’avenir des Départements en question
Les 20 et 21 octobre avaient lieu le 81e congrès de l’Assemblée des Départements de France (ADF) à Besançon. J’ai souvent l’occasion de vous parler de cette instance, méconnue du grand public, qui représente l’ensemble des Conseils généraux de France et dont je suis un membre actif en tant que président de la commission culture, sports et monde associatif.
Cela fait plusieurs années que l’association dénonce les transferts de charges mal compensés de l’État qui déséquilibrent gravement les comptes des Départements et dont je me fais souvent l’écho dans ces colonnes. Ce congrès a été l’occasion de le constater de manière unanime, tous bords politiques confondus, et de demander à l’État la juste et nécessaire prise en compte des augmentations régulières des allocations de solidarité : RSA (Revenu de solidarité active), APA (Allocation personnalisée d’autonomie) et PCH (Prestation de compensation du handicap).
Ainsi, le reste à charge pour l’ensemble des Départements de France représente 6 milliards d’euros en 2011 et 18 millions d’euros rien que pour le Territoire de Belfort, soit l’équivalent de notre budget d’investissement. Ce sont autant de projets que la Collectivité ne peut pas mener pour développer et préparer l’avenir de notre territoire.
Plus grave encore, de grandes réformes promises maintes fois par le Président de la République et le Gouvernement sont jetées aux oubliettes comme celle sur la dépendance. Alors que l’APA présente un déficit structurel avec le vieillissement de la population et que le secteur de l’aide à domicile peine à subsister, il était urgent de proposer un projet ambitieux et solidaire pour améliorer la prise en charge de la perte d’autonomie.
Enfin, l’impôt local ne permet plus de faire face à ces enjeux puisque les Départements ont perdu la taxe professionnelle sur les entreprises qui était dynamique et qu’il ne leur reste guère plus que la taxe foncière qui ne représente plus que 12 % de leurs ressources. Il faudrait alors l’augmenter de manière considérable et continue et nous nous y refusons.
Dans ces conditions, je me dois de vous le dire, certains Départements commencent à remettre en cause des pans entiers de politiques publiques considérées comme acquises avec, par exemple, la suppression de la gratuité des transports scolaires. Telle n’est pas l’orientation prise par la Majorité du Conseil général pour le budget 2012 ainsi que nous en avons débattu en séance publique le 17 octobre. Mais ce sera la dernière année où nous pourrons maintenir l’ensemble de nos actions sans les remettre en cause.
C’est pour cela que l’ADF va préparer un « manifeste pour le Département de demain » qui sera soumis à l’ensemble des candidats à l’élection présidentielle afin de porter l’enjeu de la démocratie locale au coeur du débat pour l’avenir de notre pays.
Bien à vous,
Yves Ackermann
Président du Conseil général du Territoire de Belfort
Tribune d’Anne-Marie Forcinal : « Les Primaires citoyennes : 2012 se prépare maintenant »
Vous êtes les acteurs du changement ! Les 9 et 16 octobre, ce sera à vous de décider ! En votant lors des primaires citoyennes, vous participerez à un exercice démocratique majeur qui permet à tous ceux qui le souhaitent, de choisir leur candidat à la présidence de la république.
Cette année, les militants du parti socialiste ont en effet ouvert les Primaires à l’ensemble des citoyens pour que le candidat retenu soit leur candidat. C’est un évènement unique qui vous permet de préparer votre avenir.
Vous êtes inquiets devant la montée du chômage et de la précarité, devant la baisse du pouvoir d’achat, devant le démantèlement des services publics et du système éducatif. Vous êtes préoccupés par l’avenir des jeunes et la montée de la violence. Ces craintes sont légitimes, elles méritent d’être entendues. Le Président de la République et son gouvernement ne sont pas à votre écoute : ils semblent bien loin de votre réalité, et ils n’ont pas tenu les promesses qu’ils vous avaient faites.
C’est pourquoi il faut vous mobiliser :
- en votant pour un homme ou une femme qui croit profondément à la justice, au respect de la parole donnée et qui saura agir pour sauver vos emplois, assurer l’éducation de vos enfants, garantir des services publics pour tous et relancer le pouvoir d’achat ;
- en choisissant un ou une candidate qui saura mettre fin à ce régime, généreux pour les plus riches, dur pour les plus pauvres, sans considération pour l’essentiel des citoyens ;
- en vous exprimant pour celle ou celui qui saura redonner, en Europe et dans le monde, sa place à la France que le pouvoir actuel à conduite au bord du gouffre.
Les Primaires citoyennes : comment ça marche ?
Il vous suffit d’être inscrit sur les listes électorales, de signer l’engagement de reconnaissance dans les valeurs de la Gauche et de verser, lors du vote, 1 euro minimum de contribution, (qui sera destiné à financer l’organisation des Primaires). Il n’est pas besoin d’être adhérent d’un parti politique.
23 bureaux de vote sont à votre disposition dans le Territoire de Belfort, soit au moins un par canton. Pour trouver votre bureau de vote, rien de plus simple. Il vous suffit de sélectionner votre code postal et votre commune sur le site www.lesprimairescitoyennes.fr ou d’appeler le 0825 05 2012. Si vous ne voulez plus de ce gouvernement, venez vous exprimer en désignant votre candidate ou votre candidat pour le changement.
Anne-Marie Forcinal
Première Vice-présidente du Conseil général
Conseillère générale du canton de Fontaine
Editorial d’Yves Ackermann : « Le mépris »
Madame, Monsieur,
Les résultats des élections sénatoriales du 25 septembre illustrent à quel point le fossé s’est creusé entre l’État et les collectivités dans notre pays. Alors que l’alternance politique dans la Haute assemblée, représentante des territoires, paraissait impossible, le Gouvernement aura réussi l’exploit en cinq ans de se mettre à dos la grande majorité des élus locaux.
Comme nombre de mes collègues, je n’ai cessé, depuis cinq ans, de condamner la stigmatisation permanente de l’action des collectivités locales par un Gouvernement méprisant et dogmatique. Comité Balladur, réforme fiscale, réforme des collectivités, lois de finances successives… ; tous ces projets remettent en cause les vertus de la décentralisation initiée par François Mitterrand en 1982. Il ne s’agit pas seulement d’un débat technique ou financier, auquel on essaye souvent de le restreindre, mais d’un véritable choix de société entre l’exercice solitaire d’un pouvoir centralisé et une démocratie de proximité dynamique et efficace. Le débat de l’élection présidentielle qui s’ouvre désormais va nous permettre de trancher entre ces deux visions de l’évolution institutionnelle et démocratique de notre pays. Il est essentiel et on ne peut le limiter à la rigueur budgétaire.
En effet, comment croire aujourd’hui un Gouvernement chantre de l’austérité alors qu’il n’a cessé de dilapider les rentrées fiscales en début de mandat, avec notamment les cadeaux aux plus aisés tels que le bouclier fiscal. Aujourd’hui il tente de rattraper ses erreurs stratégiques en augmentant les taxes de toutes sortes et bien sûr payées par tous sans distinction de revenu. Certaines sont particulièrement loufoques comme la « taxe soda » ou celle heureusement annulée sur les entrées dans les parcs d’attraction. Mais d’autres sont scandaleusement injustes comme la nouvelle taxe sur les mutuelles qui va renchérir le coût de la santé pour les Français ou encore la taxe sur les HLM dont j’ai déjà eu l’occasion de vous parler.
Le dossier de ce numéro de Vivre le Territoire est justement consacré au logement social et à l’action des collectivités pour améliorer concrètement le quotidien des habitants. Cette nouvelle taxe sur les loyers (1,5 million d’euros minimum par an pour Territoire habitat) va encore une fois gravement mettre à mal le budget d’un organisme public local et de ses locataires.
L’État ne peut plus poursuivre cette relation de défiance et de pression permanente sur les collectivités locales et leurs élus. L’avenir du service public et de la démocratie locale est en jeu ; ce sera aux citoyens de trancher.
Bien à vous,
Yves Ackermann
Président du Conseil général
Primaires citoyennes des 9 et 16 octobre 2011
Retrouvez la liste des bureaux de vote pour les primaires citoyennes organisées par le Parti Socialiste et le Parti Radical de Gauche en cliquant sur la carte ci-dessous ou en vous rendant sur le site national : www.lesprimairescitoyennes.fr
Motion relative aux suppressions de postes et de classes dans les établissements scolaires du département
Présentée par Yves Ackermann, Président du Conseil général,
Au nom du Groupe de la Majorité départementale de gauche
La majorité des conseillers généraux avaient dénoncé, dans une motion adoptée en réunion du Conseil général du 18 avril, les suppressions de postes et de classes programmées dans les écoles, collèges et lycées du Territoire de Belfort pour l’année scolaire 2011-2012.
Des suppressions de postes et de classes, mais des effectifs stables
Alors que les élèves belfortains ont effectué leur rentrée scolaire, les élus de la Majorité constatent que leurs interpellations n’ont pas été entendues.
Dans notre département, la baisse des effectifs d’enseignants se traduit par la perte de 9 emplois dans le 1er degré, alors que le nombre d’élèves inscrits reste stable.
Pour ce qui concerne les collèges du département, la suppression de 11 postes a été programmée. En dix ans, les collèges du Territoire de Belfort auront donc perdu 75 postes d’enseignant. En moyenne, un poste d’enseignant est supprimé pour une baisse d’effectifs de 7 élèves. Par ailleurs, 7 classes seront supprimées dans les collèges.
Dans les lycées enfin, 122 postes sont supprimés dans la région Franche-Comté, et une vingtaine dans notre département.
L’égalité d’accès à un enseignement de qualité est en danger
Les décisions de l’Education nationale consistent à faire des économies d’échelle. C’est une stratégie qui a des conséquences lourdes : la hausse des effectifs dans toutes les classes, des nouveaux enseignants mal et trop peu formés, la baisse des dotations dans les établissements du second degré, la réduction de l’offre d’enseignements facultatifs, de plus en plus d’enseignants en service partagé, etc. La baisse dramatique du nombre de candidats aux postes d’enseignant démontre, enfin, le malaise grave que traverse aujourd’hui l’Education nationale.
Il en résulte aujourd’hui que la qualité de l’enseignement se détériore et que l’égal accès aux conditions de réussite que doit apporter l’école publique est mis à mal.
L’éducation : une politique qui doit redevenir prioritaire
Les élus du Conseil général souhaitent donc réaffirmer :
- leur soutien à la communauté éducative qui traverse aujourd’hui une période difficile ;
- leur opposition aux décisions prises par le Gouvernement en matière de réduction des effectifs d’enseignants et de personnels assurant l’organisation et l’animation de la vie scolaire ;
- leur volonté de faire de l’éducation une politique publique prioritaire afin de favoriser l’avenir de notre jeunesse et de notre département.




