Editorial d’Yves Ackermann : “L’aventure d’un Territoire”
Enfin ça y est ! Après plus de vingt ans de mobilisation des élus locaux et cinq années de travaux, le TGV Rhin-Rhône est là. Paris à 2h15, Lyon à 2h25, Lille à 3h40… ; « l’espace-temps » du Territoire de Belfort et de l’Aire urbaine se réduit. Zurich et bientôt Francfort et Barcelone seront directement reliées à notre gare TGV. Ces nouvelles connexions représentent de formidables opportunités de développement pour nos entreprises mais aussi de découvertes et d’échanges pour chacun d’entre nous. Car le TGV est avant tout une aventure humaine !
L’aventure d’un Territoire qui voit revenir son « enfant » à la maison. C’est en effet l’occasion de rappeler que tout a démarré à Belfort il y a quarante ans dans les usines Alstom avec la production des deux premiers prototypes. Je veux saluer ici la qualité du travail fourni par les équipes qui ont conçu et qui fabriquent les motrices de série des différentes générations de TGV qui se sont succédées : Atlantique, Eurostar, Thalys et maintenant Euro Duplex… C’est grâce à eux que la France bénéficie de la meilleure technologie mondiale en matière de grande vitesse et c’est une fierté renouvelée pour le Territoire de Belfort.
L’aventure des hommes qui ont bâti les 140 km de ligne entre Petit-Croix et Villers-les-Pots pendant ces cinq années. Nous avons partagé avec eux l’évolution de ce chantier titanesque qui a été le plus grand de France ; il marquera l’histoire de notre département comme auparavant la construction du chemin de fer ou de l’autoroute. Chaque habitant se souviendra notamment de l’édification du magistral viaduc de la Savoureuse dont nous avons pu apprécier l’assemblage minutieux. Je veux là aussi honorer leur engagement et leur performance.
Une aventure à construire ensemble également. Car si le TGV est là, il n’est pas une fin en soi. Encore faut-il créer les conditions de la réussite collective. Des initiatives privées comme les clubs TGV Rhin-Rhône ont su associer la CCI et les entreprises, mais aussi un engagement public fort des collectivités au premier rang desquelles figurent le Conseil général. Ainsi le 11 décembre 2011, les premiers passagers seront accueillis dans une magnifique gare nouvelle au coeur d’un Parc d’innovation « La Jonxion » que nous avons conjointement aménagé avec la CAB. Les aménagements routiers et paysagers sont achevés, le Parc est prêt à accueillir les premières entreprises sur plus de 150 hectares.
Enfin il faut rappeler que la construction de cette ligne à grande vitesse Rhin-Rhône n’était pas une évidence. Il a fallu batailler et convaincre pour qu’une nouvelle infrastructure majeure pour notre pays ne desserve pas directement Paris. Cette mini-révolution nous démontre que la décentralisation a fait du chemin et que les territoires de province ont su imposer leur dynamique locale. Mais elle n’est pas arrivée sans effort et contrairement aux premières lignes à grande vitesse en France, les collectivités locales, dont le Conseil général du Territoire de Belfort, l’ont grandement financée.
Ne boudons donc pas notre plaisir et célébrons doublement l’ouverture commerciale du TGV Rhin-Rhône comme la réussite des hommes et l’ouverture aux autres qui sont inscrites dans les gènes de notre territoire.
Bien à vous,
Yves Ackermann
Président du Conseil général
L’avenir des Départements en question
Les 20 et 21 octobre avaient lieu le 81e congrès de l’Assemblée des Départements de France (ADF) à Besançon. J’ai souvent l’occasion de vous parler de cette instance, méconnue du grand public, qui représente l’ensemble des Conseils généraux de France et dont je suis un membre actif en tant que président de la commission culture, sports et monde associatif.
Cela fait plusieurs années que l’association dénonce les transferts de charges mal compensés de l’État qui déséquilibrent gravement les comptes des Départements et dont je me fais souvent l’écho dans ces colonnes. Ce congrès a été l’occasion de le constater de manière unanime, tous bords politiques confondus, et de demander à l’État la juste et nécessaire prise en compte des augmentations régulières des allocations de solidarité : RSA (Revenu de solidarité active), APA (Allocation personnalisée d’autonomie) et PCH (Prestation de compensation du handicap).
Ainsi, le reste à charge pour l’ensemble des Départements de France représente 6 milliards d’euros en 2011 et 18 millions d’euros rien que pour le Territoire de Belfort, soit l’équivalent de notre budget d’investissement. Ce sont autant de projets que la Collectivité ne peut pas mener pour développer et préparer l’avenir de notre territoire.
Plus grave encore, de grandes réformes promises maintes fois par le Président de la République et le Gouvernement sont jetées aux oubliettes comme celle sur la dépendance. Alors que l’APA présente un déficit structurel avec le vieillissement de la population et que le secteur de l’aide à domicile peine à subsister, il était urgent de proposer un projet ambitieux et solidaire pour améliorer la prise en charge de la perte d’autonomie.
Enfin, l’impôt local ne permet plus de faire face à ces enjeux puisque les Départements ont perdu la taxe professionnelle sur les entreprises qui était dynamique et qu’il ne leur reste guère plus que la taxe foncière qui ne représente plus que 12 % de leurs ressources. Il faudrait alors l’augmenter de manière considérable et continue et nous nous y refusons.
Dans ces conditions, je me dois de vous le dire, certains Départements commencent à remettre en cause des pans entiers de politiques publiques considérées comme acquises avec, par exemple, la suppression de la gratuité des transports scolaires. Telle n’est pas l’orientation prise par la Majorité du Conseil général pour le budget 2012 ainsi que nous en avons débattu en séance publique le 17 octobre. Mais ce sera la dernière année où nous pourrons maintenir l’ensemble de nos actions sans les remettre en cause.
C’est pour cela que l’ADF va préparer un « manifeste pour le Département de demain » qui sera soumis à l’ensemble des candidats à l’élection présidentielle afin de porter l’enjeu de la démocratie locale au coeur du débat pour l’avenir de notre pays.
Bien à vous,
Yves Ackermann
Président du Conseil général du Territoire de Belfort
Tribune d’Anne-Marie Forcinal : “Les Primaires citoyennes : 2012 se prépare maintenant”
Vous êtes les acteurs du changement ! Les 9 et 16 octobre, ce sera à vous de décider ! En votant lors des primaires citoyennes, vous participerez à un exercice démocratique majeur qui permet à tous ceux qui le souhaitent, de choisir leur candidat à la présidence de la république.
Cette année, les militants du parti socialiste ont en effet ouvert les Primaires à l’ensemble des citoyens pour que le candidat retenu soit leur candidat. C’est un évènement unique qui vous permet de préparer votre avenir.
Vous êtes inquiets devant la montée du chômage et de la précarité, devant la baisse du pouvoir d’achat, devant le démantèlement des services publics et du système éducatif. Vous êtes préoccupés par l’avenir des jeunes et la montée de la violence. Ces craintes sont légitimes, elles méritent d’être entendues. Le Président de la République et son gouvernement ne sont pas à votre écoute : ils semblent bien loin de votre réalité, et ils n’ont pas tenu les promesses qu’ils vous avaient faites.
C’est pourquoi il faut vous mobiliser :
- en votant pour un homme ou une femme qui croit profondément à la justice, au respect de la parole donnée et qui saura agir pour sauver vos emplois, assurer l’éducation de vos enfants, garantir des services publics pour tous et relancer le pouvoir d’achat ;
- en choisissant un ou une candidate qui saura mettre fin à ce régime, généreux pour les plus riches, dur pour les plus pauvres, sans considération pour l’essentiel des citoyens ;
- en vous exprimant pour celle ou celui qui saura redonner, en Europe et dans le monde, sa place à la France que le pouvoir actuel à conduite au bord du gouffre.
Les Primaires citoyennes : comment ça marche ?
Il vous suffit d’être inscrit sur les listes électorales, de signer l’engagement de reconnaissance dans les valeurs de la Gauche et de verser, lors du vote, 1 euro minimum de contribution, (qui sera destiné à financer l’organisation des Primaires). Il n’est pas besoin d’être adhérent d’un parti politique.
23 bureaux de vote sont à votre disposition dans le Territoire de Belfort, soit au moins un par canton. Pour trouver votre bureau de vote, rien de plus simple. Il vous suffit de sélectionner votre code postal et votre commune sur le site www.lesprimairescitoyennes.fr ou d’appeler le 0825 05 2012. Si vous ne voulez plus de ce gouvernement, venez vous exprimer en désignant votre candidate ou votre candidat pour le changement.
Anne-Marie Forcinal
Première Vice-présidente du Conseil général
Conseillère générale du canton de Fontaine
Editorial d’Yves Ackermann : “Le mépris”
Madame, Monsieur,
Les résultats des élections sénatoriales du 25 septembre illustrent à quel point le fossé s’est creusé entre l’État et les collectivités dans notre pays. Alors que l’alternance politique dans la Haute assemblée, représentante des territoires, paraissait impossible, le Gouvernement aura réussi l’exploit en cinq ans de se mettre à dos la grande majorité des élus locaux.
Comme nombre de mes collègues, je n’ai cessé, depuis cinq ans, de condamner la stigmatisation permanente de l’action des collectivités locales par un Gouvernement méprisant et dogmatique. Comité Balladur, réforme fiscale, réforme des collectivités, lois de finances successives… ; tous ces projets remettent en cause les vertus de la décentralisation initiée par François Mitterrand en 1982. Il ne s’agit pas seulement d’un débat technique ou financier, auquel on essaye souvent de le restreindre, mais d’un véritable choix de société entre l’exercice solitaire d’un pouvoir centralisé et une démocratie de proximité dynamique et efficace. Le débat de l’élection présidentielle qui s’ouvre désormais va nous permettre de trancher entre ces deux visions de l’évolution institutionnelle et démocratique de notre pays. Il est essentiel et on ne peut le limiter à la rigueur budgétaire.
En effet, comment croire aujourd’hui un Gouvernement chantre de l’austérité alors qu’il n’a cessé de dilapider les rentrées fiscales en début de mandat, avec notamment les cadeaux aux plus aisés tels que le bouclier fiscal. Aujourd’hui il tente de rattraper ses erreurs stratégiques en augmentant les taxes de toutes sortes et bien sûr payées par tous sans distinction de revenu. Certaines sont particulièrement loufoques comme la « taxe soda » ou celle heureusement annulée sur les entrées dans les parcs d’attraction. Mais d’autres sont scandaleusement injustes comme la nouvelle taxe sur les mutuelles qui va renchérir le coût de la santé pour les Français ou encore la taxe sur les HLM dont j’ai déjà eu l’occasion de vous parler.
Le dossier de ce numéro de Vivre le Territoire est justement consacré au logement social et à l’action des collectivités pour améliorer concrètement le quotidien des habitants. Cette nouvelle taxe sur les loyers (1,5 million d’euros minimum par an pour Territoire habitat) va encore une fois gravement mettre à mal le budget d’un organisme public local et de ses locataires.
L’État ne peut plus poursuivre cette relation de défiance et de pression permanente sur les collectivités locales et leurs élus. L’avenir du service public et de la démocratie locale est en jeu ; ce sera aux citoyens de trancher.
Bien à vous,
Yves Ackermann
Président du Conseil général
Primaires citoyennes des 9 et 16 octobre 2011
Retrouvez la liste des bureaux de vote pour les primaires citoyennes organisées par le Parti Socialiste et le Parti Radical de Gauche en cliquant sur la carte ci-dessous ou en vous rendant sur le site national : www.lesprimairescitoyennes.fr
Motion relative aux suppressions de postes et de classes dans les établissements scolaires du département
Présentée par Yves Ackermann, Président du Conseil général,
Au nom du Groupe de la Majorité départementale de gauche
La majorité des conseillers généraux avaient dénoncé, dans une motion adoptée en réunion du Conseil général du 18 avril, les suppressions de postes et de classes programmées dans les écoles, collèges et lycées du Territoire de Belfort pour l’année scolaire 2011-2012.
Des suppressions de postes et de classes, mais des effectifs stables
Alors que les élèves belfortains ont effectué leur rentrée scolaire, les élus de la Majorité constatent que leurs interpellations n’ont pas été entendues.
Dans notre département, la baisse des effectifs d’enseignants se traduit par la perte de 9 emplois dans le 1er degré, alors que le nombre d’élèves inscrits reste stable.
Pour ce qui concerne les collèges du département, la suppression de 11 postes a été programmée. En dix ans, les collèges du Territoire de Belfort auront donc perdu 75 postes d’enseignant. En moyenne, un poste d’enseignant est supprimé pour une baisse d’effectifs de 7 élèves. Par ailleurs, 7 classes seront supprimées dans les collèges.
Dans les lycées enfin, 122 postes sont supprimés dans la région Franche-Comté, et une vingtaine dans notre département.
L’égalité d’accès à un enseignement de qualité est en danger
Les décisions de l’Education nationale consistent à faire des économies d’échelle. C’est une stratégie qui a des conséquences lourdes : la hausse des effectifs dans toutes les classes, des nouveaux enseignants mal et trop peu formés, la baisse des dotations dans les établissements du second degré, la réduction de l’offre d’enseignements facultatifs, de plus en plus d’enseignants en service partagé, etc. La baisse dramatique du nombre de candidats aux postes d’enseignant démontre, enfin, le malaise grave que traverse aujourd’hui l’Education nationale.
Il en résulte aujourd’hui que la qualité de l’enseignement se détériore et que l’égal accès aux conditions de réussite que doit apporter l’école publique est mis à mal.
L’éducation : une politique qui doit redevenir prioritaire
Les élus du Conseil général souhaitent donc réaffirmer :
- leur soutien à la communauté éducative qui traverse aujourd’hui une période difficile ;
- leur opposition aux décisions prises par le Gouvernement en matière de réduction des effectifs d’enseignants et de personnels assurant l’organisation et l’animation de la vie scolaire ;
- leur volonté de faire de l’éducation une politique publique prioritaire afin de favoriser l’avenir de notre jeunesse et de notre département.
Motion relative à la suppression des aides alimentaires du Plan européen d’aide aux plus démunis (PEAD)
Présentée par Yves Ackermann, Président du Conseil général,
au nom du Groupe de la Majorité départementale de gauche
Un programme essentiel à l’action des associations européennes
Le Plan européen d’aide aux plus démunis (PEAD) est un dispositif de redistribution alimentaire financé dans le cadre de la Politique agricole commune. Il concerne principalement quatre associations françaises : la Croix rouge française, la fédération des banques alimentaires, les Restos du cœur et le Secours populaire.
Pour chaque association, le PEAD représente un apport substantiel (23 à 55 % du budget alimentaire de l’année). C’est même 78 % des aides alimentaires du Secours populaire du Territoire de Belfort.
Dans une société où la précarité ne cesse de croître, où les personnes vivant en-deçà du seuil de pauvreté sont toujours plus nombreuses, les dispositifs d’aide alimentaire sont incontournables et il convient de saluer le travail mené par les associations caritatives qui œuvrent auprès des plus fragiles.
Une suppression programmée du PEAD
A la suite d’un arrêt rendu par la Cour de justice des communautés européennes (CJCE), jugeant le PEAD illégal, la Commission européenne a décidé de diminuer le montant des aides alimentaires de 75 % en 2012 puis de les supprimer dès 2013, ce qui occasionnera des conséquences graves pour les associations concernées.
De son côté, le Conseil général du Territoire de Belfort contribue au fonctionnement des associations d’aide aux plus démunis à raison de 30 600 € par an. De plus cela ne comprend pas les montants investis par la collectivité départementale concernant les aides alimentaires au titre des allocations mensuelles à l’enfance.
Devant la situation budgétaire extrêmement contrainte du Département, il est évident que le Conseil général ne pourra pas compenser ce manque à gagner.
Il conviendra de rencontrer ces structures pour faire le point sur leur situation et essayer de trouver des solutions pour nos collaborations futures et pour assurer la pérennité de l’aide alimentaire dans le Territoire de Belfort.
Pour ces raisons, les élus du Conseil général :
- demandent au Ministre de l’agriculture, de l’alimentation, de la pêche, de la ruralité et de l’aménagement du Territoire d’intervenir pour le maintien du PEAD auprès des instances européennes ;
- affirment leur solidarité avec les associations et leurs bénévoles qui travaillent jour après jour à endiguer la malnutrition des plus défavorisés ;
Le programme européen d’aide aux plus démunis (PEAD) mis en place depuis 1987 est en danger.
Vous pouvez agir pour son maintien en envoyant un message à l’adresse du Président du Conseil européen, Mr Herman Van Rompuy.
Pour cela, il vous suffit de cliquer ici :
Editorial d’Yves Ackermann : “Rentrée scolaire : inquiétudes et volontarisme”
Madame, Monsieur,
Si le Conseil général est responsable de l’entretien et de la rénovation des collèges, il n’a aucune compétence concernant l’organisation de la pédagogie et des effectifs de l’éducation nationale ; ceci est la mission régalienne de l’État qui doit ainsi garantir un traitement équitable de tous les territoires de notre Pays.
Malheureusement, la politique du Gouvernement en la matière semble s’être limitée ces dernières années en une simple gestion comptable, dans l’esprit des RGPP (Révision générale des politiques publiques) érigées en dogme, avec un objectif de 16 000 postes d’enseignants supprimés à la rentrée 2011.
Concrètement dans le Territoire de Belfort, alors que la communauté éducative ne cesse depuis plusieurs mois de dénoncer ces réductions néfastes pour les élèves, ce sont 38 postes qui seront supprimés alors que les effectifs des élèves restent stables (9 postes supprimés au primaire et 11 dans les collèges). En dix ans, les collèges du Territoire de Belfort auront donc perdu 75 postes d’enseignants.
La conséquence directe est que sept classes seront fermées dans les collèges du département et qu’il ne sera pas rare de voir des classes de 30 élèves au collège et de plus de 35 au lycée !
Cet acharnement à fragiliser l’éducation nationale est d’autant plus paradoxale que parallèlement le Gouvernement multiplie les expérimentations pédagogiques sans se donner les moyens de leur réussite : anglais en primaire, tutorat de la seconde à la terminale… Ainsi les deux heures d’accompagnement personnalisé instaurées dans le cadre de la nouvelle réforme du lycée seront parfois annulées par manque d’effectifs ; comprenne qui pourra !
Au Conseil général, fort heureusement, nous nous efforçons de maintenir le cap. Le dossier de ce numéro de Vivre le Territoire revient sur l’ensemble de l’action du Département en direction des collégiens et vous noterez, qu’en la matière, la volonté de la Majorité Départementale est intacte malgré les difficultés.
Le coeur de cette ambition est bien sûr le « Contrat Collèges 2004-2014 » qui fixe dans la durée les objectifs de rénovation des 13 établissements publics du département dans un souci d’homogénéité sur l’ensemble du Territoire avec un haut niveau de confort et d’équipements.
Mais parce qu’une politique ne doit pas se limiter au bâti, nous avons choisi de développer volontairement de nombreux services tels que l’Environnement numérique de travail (ENT90) qui est désormais généralisé à tous les collèges ou plus récemment l’instauration de la tarification solidaire dans les demi-pensions afin d’en faciliter l’accès.
Principale nouveauté de la rentrée scolaire, l’introduction d’aliments issus des « filières courtes » (productions locales) doit permettre d’améliorer la qualité des repas servis aux collégiens.
Offrir les meilleures conditions de réussite aux élèves en misant sur l’intelligence et le progrès est pour moi un leitmotiv permanent afin de préparer l’avenir de notre société.
Je vous souhaite à toutes et à tous une très bonne rentrée 2011.
Yves Ackermann
Président du Conseil général
Editorial d’Yves Ackermann : “Profitez de l’été dans le Territoire de Belfort avec le Conseil général”
L’été est là et les congés tant attendus par chacun de nous arrivent. C’est pour beaucoup, le moment de partir en vacances à la découverte de nouveaux horizons. Mais tous ne le peuvent pas, surtout en ces temps de crise économique. Cette période est donc aussi l’occasion de profiter de toutes les richesses environnementales et culturelles qui s’offrent à chacun de nous dans le Territoire de Belfort bien souvent à l’initiative ou avec le soutien du Conseil général.
Malsaucy, Ballon d’Alsace, pistes cyclables, promenades et randonnées, spectacles et cinéma, fêtes populaires ; il y en a pour tous les goûts à proximité de chez soi. L’objectif des politiques départementales est clair : offrir un cadre de vie agréable aux habitants du département afin de profiter pleinement de ses atouts mais aussi renforcer son attractivité alors que le bien-être personnel est un critère de plus en plus important pour s’établir dans un territoire.
Ainsi vous découvrirez dans le numéro de ce magazine un dossier complet sur le Malsaucy, dont le Conseil général est propriétaire et gestionnaire du site, et qui propose de nombreuses activités tout l’été à destination des petits et des grands dans un cadre naturel enchanteur à seulement 10 minutes de l’agglomération belfortaine.
Le Conseil général y a entrepris un vaste programme de réaménagement 2008-2012 afin de mieux concilier la découverte des richesses environnementales du site et la pratique de loisirs pour tous. Promenade de la Véronne, nouvelle restauration, terrains de sport, jeux pour les enfants mais aussi prairies à papillon ou digue immergée, contribuent au succès du Malsaucy. Une nouvelle signalétique plus claire et plus efficace vient d’être installée cette année et les accès et parkings devront encore être rénovés l’année prochaine.
Au coeur du site se niche également la Maison départementale de l’environnement. Ce lieu unique et original du Conseil général vous invite tout l’été en famille à découvrir le « biorama » et à vous essayer au « coaching naturaliste ».
Enfin, car on ne peut concevoir un tel équipement sans une offre de découverte culturelle, des spectacles et séances de cinéma pour tous sont proposées gratuitement tout l’été plusieurs fois par semaine ; le programme complet est disponible au dos de ce magazine.
D’autre projets sont en cours dont le plus emblématique est certainement le Ballon d’Alsace qui poursuit sa mue pour faire du sommet du Territoire de Belfort et de l’Aire urbaine un espace toujours plus agréable et accessible à tous, particulièrement en été où la fréquentation est la plus forte. En parallèle, le Conseil général vient de rééditer des « fiches randonnées » avec la Maison du tourisme afin de pouvoir profiter aisément de nos beaux paysages*. Enfin, on peut encore citer le réseau départemental de pistes cyclables qui ne cesse de s’étendre et dont un tronçon supplémentaire de la FrancoVéloSuisse entre Sevenans et Moval devrait être fini à la fin de l’été.
Vous le voyez, les occasions sont nombreuses de profiter d’une saison estivale riche d’activités dans le Territoire de Belfort avec le Conseil général.
Très bel été à tous.
Bien à vous,
Yves Ackermann
Président du Conseil général
Yves Ackermann désigné Président de la commission culture, sports et monde associatif et membre du bureau de l’ADF
Réunie en bureau pour la première fois depuis les dernières élections cantonales des 20 et 27 mars 2011, l’Assemblée des Départements de France (ADF) a désigné le 7 juin 2011 les présidents de ses commissions thématiques concluant ainsi le processus de mise en place des ses différentes instances.
Yves Ackermann, Président du Conseil général du Territoire de Belfort, a été désigné Président de la commission « culture, sports et monde associatif » et suivra donc plus spécifiquement ces thématiques au niveau national lors du mandat 2011-2014.
Les douze commissions consultatives, auxquelles participent des élus et des cadres départementaux, rythment la vie de l’ADF. Toutes présidées par un Président de Conseil Général, elles étudient les dossiers intéressant directement les départements, définissent les positions techniques et proposent des orientations politiques au Bureau de l’ADF.
Yves Ackermann siège également au bureau de l’ADF composé de 30 membres élus parmi l’ensemble des 102 présidents de Conseils généraux de France et d’Outre-mer.
Le bureau est représentatif des différentes sensibilités politiques des Départements. Il se réunit chaque mois autour du président de l’ADF pour préparer les prises de position de l’Assemblée et organiser ses travaux.
Plus d’information sur : http://www.departement.org/content/le-bureau-de-laadf-designe-les-presidents-de-commission
Tribune de Pierre Oser : “Sauvons l’école !”
Depuis quelques années déjà, les élus de droite nous expliquent que la qualité de l’éducation ne se mesure pas au taux d’encadrement des élèves, afin de justifier les réductions drastiques de postes d’enseignants et du nombre de classes. Malheureusement, les différentes études tendent à prouver que la France baisse régulièrement dans les classements relatifs aux connaissances des élèves Français comparées à celles des autres pays de l’OCDE. La 19e place de la France au classement PISA (Programme international pour le suivi des acquis de l’étudiant) n’est guère réjouissante et risque à terme de rendre notre pays moins compétitif si nous n’avons pas des têtes bien faites et bien pleines pour assurer la construction de notre avenir.
On ne change pas une méthode qui perd…
Mais fidèles à leur devise, les ministres et parlementaires UMP ne veulent surtout pas changer une méthode qui nous mène droit dans le mur. Leur dogmatisme pourrait forcer l’admiration s’il n’avait pas pour effet de sacrifier nos enfants sur l’autel des réductions d’impôts sur la fortune !
Combien de professeurs se sentent complètement délaissés face à des classes surchargées, entre deux ou trois établissements ! Ces enseignants que je côtoie régulièrement me disent que leurs conditions de travail ne leur permettent pas de transmettre correctement les savoirs. En quelques années, leur image a totalement été dévalorisée par des démagogues de tous genres, les mettant à l’index alors qu’ils méritent toute notre considération.
Pour avoir été enseignant en primaire, je sais à quel point l’acquisition des fondamentaux que sont la lecture, l’écriture et le calcul est un enjeu primordial pour favoriser l’apprentissage et l’épanouissement de chacun. Ce n’est pas en fermant des classes en milieu rural ou en zones urbai s sensibles que nous parviendrons à assurer cette mission efficacement.
Il nous faut résister !
On ne peut pas se satisfaire de cette situation et les représentants des enseignants et des parents d’élèves ont décidé de le manifester. Je soutiens pleinement ces initiatives qui n’ont pour seul but que de sauver le peu qu’il nous reste. L’éducation est un investissement pour nos enfants, afin qu’ils puissent par la suite être des citoyens responsables et ouverts au monde qui nous entoure, qu’ils aient des compétences leur permettant de trouver facilement un bon emploi.
Notre devoir est donc de nous indigner et de montrer que l’école ne peut pas être une variable d’ajustement économique ainsi que le décident nos Députés chaque année lors des lois de finances. Comble de l’ironie : ces mêmes idéologues UMP qui votent les suppressions de postes et de classes vont pleurer ces mêmes suppressions lorsqu’elles ont lieu dans leur circonscription ou leur canton…
Ne soyons pas dupes…
Pierre Oser
Conseiller général du canton de Delle
Tribune parue dans le VLT n°119 de juin 2011
Editorial d’Yves Ackermann : “Se mobiliser pour refuser la privatisation de la dépendance”
Madame, Monsieur,
La réunion du Conseil général du 16 mai a été essentiellement consacrée à la question de la dépendance, c’est-à-dire la perte d’autonomie des personnes âgées ou handicapées. C’est pour la Majorité départementale un débat essentiel qui relève d’un véritable choix de société où chacun doit pouvoir vivre dans la dignité.
La création d’une cinquième branche* de la sécurité sociale pour la dépendance a été l’un des engagements électoraux phares de Nicolas Sarkozy en 2007 mais plusieurs fois repoussé. Le débat national vient seulement d’être ouvert cette année et malheureusement son issue paraît d’ores et déjà décevante ou pire dangereuse.
Je regrette d’abord profondément que les Conseils généraux ne soient pas davantage associés alors que ce sont les principales collectivités locales concernées puisqu’elles versent notamment l’APA (Allocation personnalisée d’autonomie) et la PCH (Prestation de compensation du handicap).
Ensuite, les premières propositions effectuées étaient en contradiction totale avec les promesses initiales puisqu’un premier rapport parlementaire d’une députée UMP (Rapport Rosso Debord en juin 2010) ne proposait rien de moins que la création d’une assurance privée obligatoire pour les plus de 50 ans et la suppression de l’APA pour les personnes les moins dépendantes.
Le Président de la République lui-même confirmait ces orientations lors d’un discours le 8 février 2011 devant le Conseil économique, social et environnemental à Paris : « Je demande à chacun d’entre vous d’examiner toutes les options possibles, de n’écarter d’emblée aucunesolution, y compris celle de l’assurance, pour des a priori idéologiques. ».
Depuis, devant la mobilisation unanime des associations et des collectivités pour refuser la privatisation de la dépendance, le Gouvernement semble reculer. Mais ce n’est pas pour autant que l’issue du débat sera satisfaisante car il est désormais cantonné à la seule question du financement et non à l’amélioration des services aux personnes.
Le Conseil général du Territoire de Belfort est particulièrement en avance dans ce domaine puisqu’il a par exemple créé la Maison de l’autonomie, mis en place la confédération de gérontologie ou encore conçu des schémas départementaux pour les personnes âgées et personnes handicapées avec des objectifs précis d’améliorations.
Le financement demeure un problème crucial mais des marges de manoeuvre fiscales existent : suppression du paquet fiscal, remise en cause de la baisse de l’ISF, suppression de la réduction de TVA sur la restauration… Il s’agit donc d’une question de choix politiques, d’un choix de société, que je défendrai inlassablement.
Bien à vous,
Yves Ackermann
Président du Conseil général
Tribune de Dominique Retailleau : “Sauvons l’école”
L’Éducation nationale fait les frais des mesures de non remplacement d’un fonctionnaire sur deux, principe édicté au nom de la technocratique RGPP (révision générale des politiques publiques). 16 000 postes et 3 000 classes seront donc supprimés en France à la rentrée 2011/2012. Dans le Territoire de Belfort, cela se traduira par une suppression de 58 postes, notamment en milieu rural et dans les zones urbaines sensibles, rendant de plus en plus difficiles les conditions d’apprentissage dans des classes surchargées, parfois à quatre niveaux, ne permettant pas une prise en compte des élèves les plus en difficulté. Bien entendu, les services de l’État ont soigneusement attendu la fin des élections cantonales pour annoncer les chiffres locaux afin de ne pas trop gêner les candidats de l’UMP…
Nos enfants paient la facture des baisses d’impôts des plus aisés
Nos enfants sont donc une variable d’ajustement et la droite n’hésite pas à sacrifier leur avenir pour des considérations budgétaires dont l’UMP, au pouvoir depuis bientôt dix ans, est seule responsable. La dette de la France n’est pas tant due au nombre de fonctionnaires et aux dépenses qu’aux réductions fiscales de toutes sortes. Après avoir enfin renoncé au bouclier fiscal, ils continuent d’appauvrir laFrance en réduisant l’impôt de solidarité sur la fortune, qui coûtera pas loin de 3 milliards d’euros par an… Sans compter les 50 milliards d’euros de niches fiscales.
Des députés UMP qui votent des lois et se plaignent de leurs effets
L’éducation n’est pas un bien marchand ! Elle concerne l’avenir de notre pays et ne peut faire les frais des politiques injustes décidées par Nicolas Sarkozy et votées par les députés Meslot et Zumkeller. Comble de l’hypocrisie : nos élus UMP se joignent maintenant aux défilés contre les fermetures de classes qu’ils ont provoquées ! Ils n’assument donc pas les mesures qu’ils votent à Paris et montrent une bien piètreimage du rôle de responsable politique.
Pour la Majorité départementale, l’éducation est un investissement prioritaire
Depuis longtemps, nous avons compris au Conseil général que l’éducation était un investissement prioritaire sur lequel il était hors de question de transiger. C’est pour cela que nous avons mis en place le programme « Contrat collèges 2004-2014 » qui consacre 50 millions d’euros sur dix ans pour la rénovation des 13 collèges publics du département. Nous avons également créé l’environnement numérique de travail et nous expérimentons le manuel numérique afin d’apporter à nos élèves des outils performants et modernes pour le meilleur apprentissage possible. Enfin, nous participons à l’ouverture d’esprit des jeunes grâce à « Cultures collèges » qui rend accessibles les pratiques artistiques et culturelles aux collégiens alors que l’État – une fois de plus – se désengage fortement de ce domaine.
Nos enfants ne peuvent pas être les victimes des politiques budgétaires désastreuses menées par le gouvernement. Nous devons donc nous réunir, élus, parents d’élèves, enseignants, afin de dénoncer le sort réservé à l’avenir de notre jeunesse et à la France.
Dominique Retailleau
Conseiller général du canton d’Offemont
Tribune parue dans le VLT n°118 de mai 2011
Editorial d’Yves Ackermann : “Une ambition pour l’Europe”
Madame, Monsieur,
Si les institutions européennes peuvent avoir l’air éloigné des citoyens, l’action de l’Union européenne (UE) n’en est pas moins indispensable et concrète sur le terrain. C’est ce que le dossier de ce numéro de Vivre le Territoire va vous montrer en effectuant un bilan des réalisations de l’utilisation des fonds européens dans le Territoire de Belfort.
Mais l’Europe c’est avant tout un idéal qui nous anime portant l’objectif premier de garantir la paix entre les nations et l’amitié entre les peuples pour avancer sur la voie du progrès et du bien-être de ses habitants.
La mondialisation libérale puis la crise financière internationale ont fortement ébranlé cet édifice dont les bases sont encore fragiles. Mais elles ne doivent pas remettre en cause la construction européenne qui est notre seule garantie de continuer à peser dans le monde et à assurer un développement harmonieux.
Alors que les sirènes du nationalisme et du repli sur soi reviennent à chaque crise, je veux battre en brèche tant l’idée que nous pourrions continuer sans l’Europe que celle selon laquelle nous pourrions poursuivre avec l’Europe telle qu’elle est aujourd’hui.
Il est en effet indispensable de réorienter les politiques européennes au service de la croissance et de l’emploi et non de l’austérité budgétaire libérale qui nous entraîne dans une spirale négative où notre croissance est dix fois moins élevée qu’en Chine !
Ainsi l’euro n’est pas en cause mais son mode de gouvernance où la Banque centrale européenne décide seule de la politique monétaire menée. Il est donc urgent de renforcer le rôle de l’Eurogroupe et d’adopter une coordination des politiques économiques.
De même, alors que nous faisons souvent face au dumping social et fiscal entre pays de l’UE, nous devons clairement afficher l’objectif d’un nouveau pacte européen de progrès qui tende à un alignement vers le haut de nos politiques sociales et fiscales.
Parallèlement, pour nous protéger des excès de la mondial isat ion l ibérale, l’Europe doit s’organiser pour exiger le respect des normes internationales en matière sociale, sanitaire ou environnementale. A défaut, des droits de douane devraient être mis en place ponctuellement sur les produits concernés.
Enfin, l’Europe doit investir dans la recherche et les investissements du futur (réseaux numériques, biotechnologies, énergies…) afin de conserver notre avance technologique et ainsi créer l’emploi de demain.
C’est donc bien de plus et de mieux d’Europe dont nous avons besoin car nous ne pouvons choisir entre une zone de simple libre échange et un repli protectionniste qui sont tous deux voués à l’échec dans une société mondialisée.
Bien à vous,
Yves Ackermann
Président du Conseil général
Tribune de Marie-José Fleury : “Sarkozy fait le jeu du Front national”
L’abstention record et la montée du Front national aux élections cantonales sont la conséquence des promesses tous azimuts et non tenues du candidat Nicolas Sarkozy pendant la campagne présidentielle de 2007.
Le candidat Nicolas Sarkozy en 2007 a dit :
• « Depuis vingt-cinq ans, on vous dit que le plein emploi est impossible et que le chômage est une fatalité. Rien n’est plus faux. » Le chômage n’a jamais baissé depuis son élection et a même augmenté, on compte près de 5 millions de chômeurs.
• « Je n’accepte pas [...] les rémunérations et les privilèges excessifs que s’octroie une toute petite minorité de patrons. Je n’accepte pas qu’au niveau mondial, pour des raisons de pur profit, on joue avec les salariés et avec les usines comme on déplace des pions sur un jeu de société. » Contre les délocalisations, Sarkozy s’est réfugié derrière ses incantations.
• « Si je suis élu président de la République, je ferai voter dès l’été 2007 une loi qui interdira la pratique détestable des golden parachutes. » Cette mesure n’a jamais vu le jour.
• « J’aime cette France de toutes les couleurs et de toutes les religions où s’entremêlent tant d’histoires, de souvenirs et de cultures. J’aime cette France de la diversité, des différences et des mélanges. » Les Français n’ont jamais été aussi opposés les uns aux autres et on n’a jamais autant excité les haines.
Sécurité : les effectifs des forces de l’ordre sont diminués alors que les violences aux personnes ne cessent de progresser. Pauvreté : elle n’a pas reculé, pourtant Martin Hirsch quitte le gouvernement en mars 2010.
Pouvoir d’achat : « Travailler plus pour gagner plus. » Sans commentaire… Retraites : le gouvernement Sarkozy a dégradé le régime par petites touches : suppression des pré-retraites de 57 à 60 ans, revalorisation a minima des pensions…
Les seules promesses tenues par Nicolas Sarkozy sont allées aux plus riches comme le bouclier fiscal ou les nombreux autres cadeaux fiscaux à ses amis du CAC 40. Dans cette politique pour les plus riches, l’électorat populaire ne s’y retrouve pas et se réfugie dans l’abstention ou le vote Front national.
Les Français qui sont allés voter aux cantonales ont exprimé leurs craintes pour l’avenir,pour l’emploi, pour le pouvoir d’achat, pour la solidarité et l’environnement. Nous devons changer de politique nationale. Dans les conseils généraux de gauche, nous menons sur ces thèmes des politiques concrètes aux plus près des citoyens et nous apportons des solutions notamment en matière sociale.
Marie-José Fleury
Conseillère générale du canton de Belfort Nord
Tribune parue dans le VLT n° 117 du mois d’avril 2011



