Réaction d’Yves Ackermann au décès d’André Bergeron

A la suite de la disparition d’André Bergeron, Yves Ackermann, Président du Conseil général du Territoire de Belfort, souhaite réagir.

« A la suite du décès d’André Bergeron, je veux rendre hommage au syndicaliste ouvrier de premier plan, qui a toujours privilégié le compromis à l’affrontement.

Natif de Suarce, apprenti typographe dès l’âge de 14 ans dans une imprimerie de notre département, il a participé aux grèves de 1936, montrant dès cette époque son attachement à la négociation syndicale. Après avoir connu les affres de la Seconde guerre mondiale, il a contribué en 1948 à la création de Force ouvrière (FO), syndicat dont il fut secrétaire général entre 1963 et 1989.

A ce poste, la défense des conditions de vie des salariés a toujours été son cheval de bataille. Résolument réformiste, sans cesse tourné vers le compromis, chantre du dialogue social et connaissant parfaitement ses dossiers, il a fait de la négociation collective la meilleure arme pour obtenir plus de droits et d’avancées sociales pour les salariés.

Je l’avais croisé l’année dernière à la résidence La Rosemontoise à Valdoie. Malheureusement son état de santé ne m’avait pas permis de converser longuement avec lui.

Il fera partie de ces enfants de Belfort qui resteront dans la mémoire de tous ceux qui l’ont connu.

Je présente mes sincères condoléances à sa famille et à ses proches ».

Réaction d’Yves Ackermann sur le Pôle métropolitain

A la suite de la conférence de presse de Damien Meslot et Marcel Bonnot sur la création d’un pôle métropolitain autour des deux seules agglomérations de Belfort et de Montbéliard, Yves Ackermann, Président du Conseil général et Président du Syndicat mixte de l’Aire urbaine (SMAU), a souhaité réagir.

Vous trouverez ci-après le lien vers l’article de l’Est républicain paru le 12 septembre 2014.

Lire la réponse d’Yves Ackermann parue dans l’Est Républicain le 12 septembre 2014

Tribune de Guy Miclo : « Faire du tourisme un atout pour notre département »

Conseiller général en charge de la culture et du développement touristique, dont, à ce titre, responsable du Syndicat Mixte Interdépartemental du Ballon d’Alsace (SMIBA) et de « Belfort-Tourisme », je souhaite rappeler l’importance du tourisme dans l’économie de notre département. Je veux également souligner le travail des personnels de l’association « Belfort Tourisme » qui réunit la ville de Belfort et le Conseil général.

Le tourisme : une branche économique à part entière
Si le tourisme dans le Territoire de Belfort n’est pas toujours connu et reconnu, il s’agit pourtant d’une branche économique à part entière : les clientèles touristiques génèrent aujourd’hui plus d’un million de nuitées par an, avec 50 millions de dépenses estimées qui bénéficient aux hébergeurs, aux restaurateurs, aux commerçants, aux artisans. Les retombées économiques permettent également de maintenir plusieurs centaines d’emplois non délocalisables, soit l’équivalent de 300 emplois uniquement pour les hébergements touristiques.

De nombreux atouts dans le Territoire de Belfort
Oui, le Territoire de Belfort possède de nombreux atouts touristiques que les élus doivent encore activement développer et toujours mieux faire connaitre, avec le souci de la qualité du service rendu. Pour renforcer toujours plus la notoriété de notre département, nous travaillons sur quatre thématiques prioritaires : le tourisme d’affaires, qui représente 70 % des nuitées, le tourisme vert et de pleine nature, porté par le site phare du Ballon d’Alsace et par le site exceptionnel du Malsaucy, le tourisme urbain et culturel avec la Citadelle, le Lion et la vieille ville de Belfort, et enfin, le tourisme évènementiel avec actuellement 200 000 festivaliers pour le FIMU et les Eurockéennes, auquel s’ajoutent d’autres évènements culturels. Oui, le potentiel existe ! Oui, il reste des marges de progrès !

Améliorer le potentiel touristique de notre département
S’appuyant sur cette dynamique, nous avons créé, avec « Belfort Tourisme », les outils nécessaires au développement touristique : un schéma départemental visant à conforter et renforcer l’offre en la matière, de nouvelles stratégies marketing en lien avec le Comité Régional du Tourisme et le Massif des Vosges, des conventions annuelles entre Belfort-Tourisme et les Communautés de Communes, l’appui aux porteurs de projets, la mise en tourisme de l’axe cyclable FrancoVélosuisse et la volonté de travailler à l’aménagement d’un « pôle éco touristique » dans le sud du Département, etc.

Le chemin de la réussite est toujours difficile, mais je reste persuadé que le tourisme est un secteur clé de l’économie de notre département. Il faut donc s’engager aux côtés des acteurs qui réalisent un travail remarquable pour développer et faire connaitre notre territoire.

Guy Miclo
Vice-président et conseiller général du canton de Giromagny

Éditorial d’Yves Ackermann : « 10 ans de Contrat collèges »

Madame, Monsieur,

Après un été en demi-teinte où la météo n’a pas franchement été propice aux loisirs de plein air, j’espère néanmoins que chacune et chacun d’entre vous aura pu profi ter des richesses touristiques et culturelles de notre région pour changer d’horizon avant de débuter cette rentrée.

Comme chaque année, le Conseil général n’a pas ménagé sa peine pour mener un maximum de travaux dans les collèges lors de ces vacances, afin de ne pas gêner les élèves et enseignants. Je suis particulièrement fier de fêter cette année les 10 ans du « Contrat collèges 2004-2014 » qui est pour moi un modèle de réalisation concertée.

La gestion des collèges est une compétence historique transférée lors des premières lois de décentralisation de 1983 et les Départements ont dû dans un premier temps agir en urgence pour remettre aux normes des établissements qui étaient bien souvent obsolètes. Avec Contrat collèges, l’ambition du Conseil général a été toute autre ; il s’agissait d’établir un programme partenarial de travaux afin d’offrir un même haut-niveau de service dans les treize établissements publics du département et ce en fonction des besoins réels émis par l’ensemble de la communauté éducative.

Au bout de dix années et après une réévaluation à mi-parcours, je crois pouvoir affirmer que nous avons véritablement changé la vie au collège en améliorant considérablement l’exercice de la pédagogie et le bien-être quotidien des élèves, enseignants et personnels administratifs et techniques. Nous avons ainsi par exemple mis aux dernières normes pédagogiques les salles de sciences et de technologie, implanté des salles multimédias partout, transformé l’ensemble des demi-pensions en selfs modernes, rendu tous les établissements accessibles aux personnes à mobilité réduite, aménagé des salles audiovisuelles favorisant l’organisation d’activités périscolaires… Nous venons justement de visiter l’une de ces superbes réalisations au collège Mozart à Danjoutin, ce 1er septembre.

Le programme Contrat-Collèges constitue le premier budget d’investissement de la Collectivité car il est une priorité pour la Majorité départementale. Et c’est avec cette même volonté que nous venons de décider de relier l’ensemble des établissements publics en fi bre optique d’ici l’été 2015 afin d’accroître encore les usages numériques, qui ne cessent de se développer dans l’enseignement.

Si bien entendu toutes ces réalisations doivent faciliter la transmission des connaissances, je crois qu’il faut également préparer nos enfants à l’ouverture sur le monde. Et c’est là que le dispositif « Culture collèges » intervient. Il vise à promouvoir les expériences artistiques, scientifi ques et culturelles au sein des établissements, à travers une démarche partenariale originale avec les équipes éducatives. Ainsi, depuis le début de l’opération en 2006, ce sont plus de 400 projets qui ont été menés à bien et autant d’occasions pour nos enfants de découvrir le théâtre, la danse, les arts plastiques, etc.

Heureusement, dans notre département, cette offre culturelle ne se limite pas aux collèges. Je vous invite donc à profi ter des multiples possibilités proposées en cette rentrée, que ce soit dans les habituelles structures de diffusion (Granit, CCN, Théâtre des deux sapins, Maison pour tous, etc.) ou lors des festivals itinérants organisés par le Conseil général comme « Conte et compagnies », évènement transfrontalier, qui débute le 23 septembre à Delle et le 17 à Delémont, désormais accessible en une demi-heure à peine depuis la cité des Cariatides avec la nouvelle autoroute Transjurane.

Bonne rentrée à toutes et à tous,

Yves Ackermann,
Président du Conseil général

Idée de pôle métropolitain Mulhouse-Belfort-Montbéliard : réaction d’Yves Ackermann

A la suite de la publication d’un communiqué des maires de Belfort, Montbéliard, Mulhouse et des Présidents d’Agglomération de Montbéliard et de Mulhouse concernant l’idée de la constitution d’un pôle métropolitain Mulhouse-Belfort-Montbéliard, Yves Ackermann, Président du Conseil général du Territoire de Belfort et Président du Syndicat mixte de l’Aire urbaine a souhaité réagir.

Vous trouverez ci-après le lien vers l’article de l’Est Républicain paru le 16 juillet 2014.

Lire l’interview d’Yves Ackermann : « D’abord construire notre pôle »

Tribune de Samia Jaber : « Rachat d’Alstom : une solution satisfaisante »

L’actualité économique ne vous a pas échappée : Alstom a retenu à l’unanimité l’offre de General Electric pour la reprise de ses activités dans l’énergie. C’est une solution qui me parait satisfaisante pour l’avenir économique et l’emploi dans le Territoire de Belfort.

Des inquiétudes légitimes
L’annonce, il y a quelques mois, du rachat pur et simple des activités « énergie » d’Alstom par General Electric a nourri des inquiétudes légitimes : Alstom et General Electric sont deux poids lourds de l’industrie du Nord Franche-Comté qui emploient près de 5 000 salariés à Belfort. Cette absorption comportait son lot d’incertitudes : des licenciements, des restructurations, profondément dommageables pour l’emploi étaient à craindre. L’Etat avait la responsabilité de se mobiliser fortement sur ce dossier, et je suis satisfaite qu’il ait pu contribuer à améliorer l’offre de l’entreprise General Electric.

Une offre améliorée avec le concours de l’Etat
Comme nous l’avions demandé, l’Etat a annoncé son intention d’entrer au capital d’Alstom à hauteur de 20 %, ce qui lui permettra de peser de tout son poids dans les orientations futures de l’entreprise. Grâce à ce volontarisme étatique, nous allons pouvoir préserver notre souveraineté sur la filière nucléaire et maintenir les centres de décisions de l’entreprise sur notre territoire.
L’intervention de l’Etat a également permis à General Electric d’améliorer son offre et d’apporter des garanties pour l’emploi local : le géant américain s’est engagé à créer 1 000 emplois en France et à renforcer la branche « Transport » d’Alstom. Trois coentreprises seront également créées avec Alstom, dans les réseaux électriques, les énergies renouvelables et les turbines à vapeur. Ainsi, General Electric pourrait créer un pôle mondial de pointe dans le domaine de l’énergie tout en permettant à Alstom de rester leader dans le domaine des transports ferroviaires.

Une bonne nouvelle pour l’emploi local
L’accord tel qu’il a été conclu est une bonne nouvelle pour les salariés d’Alstom, qui peuvent être rassurés à plusieurs titres : d’une part, l’Etat a montré qu’il était en capacité d’intervenir pour sauver nos industries. D’autre part, le groupe américain a pris de nombreux engagements qui vont dans le sens du maintien de l’emploi et de la sauvegarde de notre patrimoine industriel. Enfin, General Electric est implanté sur le site de Belfort depuis 1999, il y a établi le siège européen de sa division Power & Water et entretient depuis longtemps de bonnes relations avec Alstom. Le Conseil général, par l’intermédiaire de la SEMPAT, a accompagné son développement, ainsi que celui d’Alstom en participant aux travaux d’aménagement du Techn’hom sur lequel les deux groupes disposent de bâtiments adaptés, indispensables à leur implantation locale.

Si cet accord nous parait équilibré, nous continuerons à suivre ce dossier de très près et nous serons particulièrement vigilants quant à la bonne application des engagements de General Electric pour l’emploi local.

Samia Jaber
Vice-présidente et conseillère générale
du canton de Belfort Sud

Éditorial d’Yves Ackermann : « Une autre réforme territoriale est possible »

Madame, Monsieur,

Le projet de réforme territoriale a été présenté en Conseil des ministres le 18 juin et est désormais en débat au Sénat. Celui-ci précise les orientations voulues par le Gouvernement avec notamment l’instauration de 14 grandes Régions et la suppression annoncée des Départements en 2020.

Je dois tout d’abord réaffi rmer, avec constance, que je suis opposé à la philosophie de ce projet de loi de la même manière que je l’étais déjà en 2009-2010 lors de la précédente réforme avortée du Gouvernement Fillon. Il représente, en effet, pour moi un recul en matière de décentralisation avec notamment un éloignement du pouvoir décisionnel des citoyens.

Pour autant, un débat sur l’organisation territoriale de notre pays est nécessaire et les Français y sont largement favorables. Mais il serait un échec s’il se limitait au seul redécoupage de la carte des Régions. Je souhaite, a contrario, que l’on puisse mener une vaste et véritable réfl exion sur notre modèle de démocratie locale, en clarifiant les compétences et en accordant aux collectivités de réels moyens pour les exercer.

La première question majeure que je porterai dans ce débat sera la promotion du service public local auquel je crois, proche des citoyens, en opposition à toute recentralisation jacobine du pouvoir qui aboutirait inévitablement à une moindre efficacité d’intervention.

Ensuite, la création des grandes Régions m’incite encore davantage à affi rmer l’importance d’un échelon intermédiaire entre celles-ci et les communes et intercommunalités, pour assurer la cohésion sociale et territoriale essentielle à notre pays.

Aussi, je battrai à nouveau en brèche l’idée simpliste selon laquelle on réaliserait des économies en éradiquant les Départements et ce, alors que celles que l’on affiche sont souvent annulées voire inversées par l’éloignement du terrain et qu’aucune étude sérieuse ne le prouve. Il est trop simple de jeter l’opprobre sur le coût des élus alors qu’il ne représente par exemple que 0,33 % du budget du Conseil général du Territoire de Belfort et que l’immense majorité des 500 000 élus français sont bénévoles !

Enfi n, nous devons saisir l’occasion de ce débat pour faire avancer l’Aire urbaine. C’est un projet que je porte depuis longtemps et c’est pour cela que j’ai souhaité me présenter à la présidence du Syndicat mixte de l’Aire urbaine à laquelle j’ai été élu le 19 juin dernier. Je suis à cet égard particulièrement satisfait des résultats du sondage que vous pourrez découvrir dans le numéro de ce magazine où 67 % des personnes interrogées pensent que la constitution d’une collectivité de l’Aire urbaine est une solution pour l’avenir. Le risque si nous n’avançons pas rapidement dans cette voie serait d’être satellisé dans l’une des futures grandes régions, où nous serons toujours éloignés des capitales régionales, qu’elles soient demain à Strasbourg ou à Dijon.

Mais le débat ne fait que commencer et j’aurai l’occasion de venir directement vers vous car je souhaite que l’ensemble des citoyens y soit associé.

Bien à vous,

Yves Ackermann
Président du Conseil généra

Tribune de Pierre Oser : « Ne stigmatisons pas les élus locaux »

Alors que le débat sur la réforme territoriale qui s’amorce remet en cause l’existence même des Départements et stigmatise parfois commodément les élus locaux, il convient de rappeler l’importance de cette institution de proximité et de ses représentants pour l’exercice de notre démocratie locale.

Supprimer les élus locaux n’engendrera que peu d’économies
L’Etat annonce que la suppression des Conseils départementaux permettra de faire des économies annuelles de l’ordre de 12 à 25 milliards d’euros, soit 5 à 10 % du budget des collectivités. Ces chiffres, difficilement vérifiables, ne font qu’entretenir une polémique stérile : les Départements dépenseraient l’argent du contribuable pour financer le train de vie de leurs élus. Leur suppression pure et simple serait donc la clé pour réaliser des économies de taille.

Il s’agit là d’une idée simpliste et dangereuse : la moitié des dépenses de fonctionnement des collectivités est aujourd’hui consacrée au financement des dépenses sociales (Revenu de solidarité active, Allocation personnalisée d’autonomie pour les personnes âgées, Prestation de compensation du handicap). Une part importante est également dédiée à l’entretien des collèges, des routes départementales, au financement du sport, de la culture, au soutien des entreprises.

Ainsi, si l’Etat veut faire 12 milliards d’euros d’économies, supprimer les 4 000 Conseillers généraux que compte la France – parmi les 500 000 élus locaux – ne suffira pas ! Il nous faudra renoncer à des pans entiers de politiques publiques, ce que personne ne souhaite.

Quel est le rôle de vos élus ?
J’engage chacun à se détacher des idées simplistes qui visent à mettre en accusation les élus et à ne se focaliser que sur le coût qu’ils représentent. Nous avons au contraire un véritable rôle dans la conduite des politiques publiques, que beaucoup de citoyens méconnaissent.

Si les Départements ont réussi à développer leurs politiques de proximité, c’est bien parce que nous, Conseillers généraux, en constituons les relais. Nous sommes vos interlocuteurs dans les cantons, disponibles, à l’écoute sur le terrain, et nous essayons de trouver des solutions pour répondre à vos attentes (emploi, logement, aides aux entreprises, transport scolaire, etc.). Nous sommes également les porte-paroles des territoires : je m’efforce par exemple de développer le canton de Delle et plus globalement le Sud-Territoire, en lien avec nos partenaires. Enfin, nous impulsons la politique départementale et nous en définissons les orientations, de manière à préserver la qualité du service public qui vous est destiné.

Aujourd’hui, les Conseillers généraux sont de plus en plus sollicités par les citoyens. Leur suppression pure et simple engendrera la rupture du lien de proximité qui nous permet de développer nos politiques au plus près des usagers et des territoires.

Pierre Oser
Conseiller général du canton de Delle

Éditorial d’Yves Ackermann : « Préserver les sites belfortains d’Alstom et de General Electric »

Le possible rachat d’Alstom par General Electric (GE) est un sujet de préoccupation majeur pour le Territoire de Belfort alors que les deux géants de l’énergie y sont présents avec près de 5000 salariés.

Ma première inquiétude concerne bien évidemment l’emploi et les risques qu’un rachat ferait peser car les absorptions d’entreprises conduisent souvent à des restructurations et donc à des licenciements.

Par ailleurs l’enjeu est également pour notre pays de conserver des industries de pointe alors qu’Alstom est l’un des leaders mondiaux de l’énergie avec les turbines à vapeurs et des transports avec le TGV.

Aussi, je suis intervenu auprès du Président de la République et du Ministre de l’économie, Arnaud Montebourg, afin que le Gouvernement examine toutes les possibilités pour appuyer Alstom et pour être informé des avancées du dossier.

Trois propositions sont désormais connues : le rachat par GE de la branche énergie avec la cession à Alstom des activités de signalisation, celui par Siemens avec le transfert de ses activités transports, et enfin une troisième voie proposée par le Gouvernement pour une option franco-française.

Il convient dès lors de les examiner sérieusement, sans a priori, pour déterminer quelle est la meilleure solution industrielle. A l’heure actuelle (28 mai 2014), je peux dire que celle proposée par GE me semble la plus à même de préserver et d’assurer le développement des sites belfortains.

Dans ce cadre, j’ai rencontré le 15 mai Clara Gaymard, Présidente de General Electric France, qui m’a indiqué que GE s’engageait, en cas de rachat d’Alstom, à renforcer le site de Belfort qui deviendrait un pôle de dimension mondiale pour la production de turbines à gaz et à vapeur, spécialités respectives de GE et Alstom.

Je lui ai expliqué que, si le rachat devait aboutir, le Conseil général se mobiliserait, notamment par le biais de la SEMPAT (Société d’économie mixte patrimoniale du Territoire de Belfort), dont il est le premier actionnaire, pour faciliter le développement des activités. En effet, je le rappelle, le Conseil général puis la SEMPAT sont les propriétaires du site de General Electric à Belfort. La collaboration entre les collectivités et l’entreprise a toujours été positive depuis son implantation en 1999. Je souhaite donc que, dans tous les cas de figure, elle perdure dans l’intérêt respectif des habitants du Territoire de Belfort et de l’industriel.

Parallèlement, je me suis entretenu avec le Président de la Chambre de commerce et d’industrie du Territoire de Belfort, Alain Seid, qui m’a indiqué que l’immense majorité des entreprises du département soutenaient la solution GE. Je me suis engagé à ses côtés à solliciter une entrevue avec le Président de la République et le Ministre de l’économie à la tête d’une délégation pluraliste du département. Il est en effet essentiel que l’ensemble des acteurs politiques et économiques du Territoire de Belfort se mobilisent collectivement pour préserver les intérêts des sites belfortains de GE et Alstom.

Yves Ackermann
Président du Conseil général
du Territoie de Belfort

Tribune de Samia Jaber : « Le Service public départemental : proximité et qualité »

Le gouvernement souhaite engager une concertation avec les élus locaux sur la suppression, d’ici 2021, des conseils départementaux. Cette proposition, qui engendrera la disparition d’un pan entier de l’action publique locale, n’est pas acceptable.

Un échelon de proximité indispensable pour les habitants

Le débat sur la décentralisation ne peut pas se limiter aux seuls coûts engendrés par le mille-feuille territorial. J’engage donc les citoyens à se poser la question de savoir quel service public local ils veulent : éloigné des territoires ou au contraire, accessible et efficace ? Les départements constituent un échelon de proximité indispensable au quotidien des habitants et des plus fragiles.

Nous avons en effet déployé de multiples services sur nos territoires, que ce soit en milieu urbain ou rural. Chacun d’entre vous a facilement accès à nos Points Accueil Solidarité, à la Maison départementale de l’Autonomie, aux transports, à la culture avec les médiathèques. L’accueil des usagers y est direct et simplifié, contrairement à de nombreux services comme les caisses de retraite par exemple. Il n’y a pas de politique efficace sans proximité.

Maintenir un haut niveau de service dans le Territoire de Belfort

Nous avons toujours eu le souci de vous proposer un haut niveau de service et, malgré les difficultés, nous développons des politiques innovantes qui répondent aux nouveaux besoins tout en assurant une gestion saine des finances publiques. Je veux prendre quelques exemples concrets :

Pour les personnes âgées souffrant de troubles Alzheimer, nous finançons un pôle d’activités et de soins adaptés à Rougemont-le-Château qui propose de nombreuses activités sociales et thérapeutiques. Pour favoriser le maintien à domicile des personnes vieillissantes et dépendantes, nous travaillons à l’aménagement de nos logements sociaux.

Par ailleurs, nous avons engagé les « Projets Sociaux de Territoire » pour mieux cibler nos politiques face à l’émergence de situations sociales de plus en plus complexes. Plusieurs actions ont déjà été mises en place comme les chantiers éducatifs et d’insertion pour les jeunes, l’accompagnement budgétaire des familles qui le souhaitent par nos conseillères en économie sociale et familiale, la consultation et le suivi des naissances par nos médecins et puéricultrices de Protection Maternelle Infantile.

Nous innovons enfin dans le domaine de l’environnement et de la santé publique à travers le dispositif Agrilocal. Cette démarche favorise le développement des filières courtes et permet aux collèges du département d’avoir accès à des produits frais et sains dans leur établissement scolaire.

Nous défendrons, avec votre soutien, cette proximité et cette qualité de service qui transforme votre quotidien et qui donne sens à notre engagement d’élu local.

Samia Jaber
Vice-présidente du Conseil général
Conseillère générale du canton de Belfort Sud

Éditorial d’Yves Ackermann : « Budget 2014 : l’amélioration des compensations de l’État »

Madame, Monsieur,

Le budget 2014 de la Collectivité a été voté lors de la réunion publique du Conseil général des 14 et 15 avril 2014 (voir page 18 de ce magazine).

Celui-ci s’est établi à nouveau dans un contexte difficile marqué par une augmentation des dépenses de solidarité qui continuent d’augmenter (plus 3 millions d’euros) principalement en raison des effets de la crise sur le Revenu de solidarité active (RSA).

Mais pour la première fois je dois également marquer ma satisfaction, je vous l’avais déjà signifiée ici, d’avoir obtenu, après de nombreuses négociations, et ce pour la première fois, des compensations de l’État pour la reconnaissance du déséquilibre structurel entre nos recettes et nos dépenses pour les trois Allocations individuelles de solidarité (AIS) : Allocation personnalisée d’autonomie (APA), Prestation de compensation du handicap (PCH) et RSA.

Aussi, alors que certains esprits chagrins essayent de travestir la réalité à grands coups d’incantations, je souhaite rétablir la réalité des chiffres.

En 2013, le manque à gagner s’est élevé à 22 millions pour les trois AIS. A la suite de la signature du « pacte de confiance et de responsabilité » avec les Départements en juillet 2013, l’Etat apporte, dès 2014, 7 millions d’euros supplémentaires de manière pérenne au Conseil général du Territoire de Belfort. A cela, il faut ajouter une aide exceptionnelle de 3,3 millions d’euros en 2014 soit plus de 10 millions d’euros cette année en plus.

Bien évidemment nous subissons également, comme toutes les collectivités, les effets du plan d’économie de l’Etat avec une baisse de la dotation globale de fonctionnement de 960 000 euros cette année. Il est cependant totalement mensonger et malveillant de faire croire que le Département subit dès cette année 8 millions d’euros de baisse alors qu’il s’agit d’un montant estimé, non encore voté par le Parlement, et qui serait étalé sur plusieurs années. Enfin, il faut fortement relativiser le volume de cette baisse de recette en la comparant aux 177 millions d’euros que nous ont coûtés les transferts mal compensés des trois AIS depuis 2002. Sans l’acte II de la décentralisation voté par le Gouvernement Raffarin nous serions aujourd’hui totalement désendettés !

Ainsi notre gestion rigoureuse qui allie des économies dans nos dépenses de fonctionnement et la recherche de nouveaux financements, nous permet cette année de boucler le budget 2014, malgré les contraintes, sans augmentation d’impôt.

Ce budget est donc marqué par la responsabilité car il propose un niveau d’investissement constant et une amélioration de la qualité de nos politiques publiques là où certains voudraient les mettre à mal sous couvert de lendemains difficiles. Pour ma part, et avec la Majorité départementale, nous considérons que c’est justement parce que la période est complexe pour nombre de nos concitoyens qui souffrent que nous devons maintenir un haut niveau de service public. J’aurai l’occasion d’y revenir dans un prochain éditorial.

Bien à vous,

Yves Ackermann
Président du Conseil général
du Territoire de Belfort

Tribune de Dominique Retailleau : « Soutenir et préserver l’emploi de proximité »

La première phase du Parc d’innovation de la Jonxion a été inaugurée récemment. Situé au coeur de l’Aire urbaine, cet aménagement crée les conditions favorables à l’installation d’entreprises tertiaires et représente un potentiel d’emplois important pour notre territoire. Il montre bien la capacité du Conseil général et des acteurs publics à agir concrètement pour l’emploi local.

Une politique d’aménagement du territoire au service des entreprises
Plusieurs actions sont emblématiques de cet effort : nous accompagnons, à travers nos outils que sont la SEMPAT et la SEM Sud Développement, la reconversion des sites industriels tels que Techn’hom et ceux du Sud Territoire. Aujourd’hui, le site Techn’hom accueille près de 130 entreprises, 7 700 salariés et bénéficie de nombreux services (très haut débit, crèche interentreprises, restaurants, etc.). C’est sur cette zone que General Electric fabrique et teste sa nouvelle turbine à gaz à énergie renouvelable. Notre collectivité a également soutenu la requalification de la zone industrielle des Forges, portée par la Communauté de communes du Sud Territoire, ce qui a permis de conforter l’entreprise Lisi Automotive, qui y a installé son siège social, et l’entreprise Selectarc, qui a implanté un centre de recherche et développement.

Le Conseil général aux côtés des PME
Au-delà de cette politique d’investissements immobiliers, nous apportons des solutions concrètes pour le développement des petites et moyennes entreprises. Par le biais de subventions ou d’avances remboursables, nous permettons aux dirigeants de reconstituer ou de consolider leurs fonds propres pour investir et créer de l’emploi.

La proximité au service de l’emploi
Ces exemples montrent que c’est dans la proximité que nous sommes le plus à même de répondre aux soubresauts de l’économie. L’action de terrain nous permet d’avoir une bonne connaissance du tissu économique local, d’identifier précisément les activités et le potentiel des entreprises et de répondre au cas par cas à leurs besoins. Notre soutien leur est nécessaire pour rester compétitives et créer de l’activité, seul rempart contre le chômage.

Dominique Retailleau
Conseiller général du canton d’Offemont

Éditorial d’Yves Ackermann :  » Bien manger, une priorité départementale »

Le Conseil général vient de démarrer un cycle pluriannuel « Bien manger dans le Territoire de Belfort » pour promouvoir les politiques publiques concernant l’alimentation dans le département.

L’enjeu pour le Conseil général est d’aider chacun de nous à mieux comprendre les incidences de nos modes de consommation mais aussi d’inviter les comportements vertueux à notre table que ce soit pour sa propre santé ou pour réduire l’impact de l’alimentation sur l’environnement.

Les initiatives du Département sur le sujet sont nombreuses et le thème s’est imposé de lui même après une « année de l’eau » en 2012 qui avait déjà adopté ce principe de mise en avant d’une thématique.

Pour ce faire, les services du Conseil général seront mobilisés, avec en premier lieu la direction de l’environnement via la Maison départementale de l’environnement et la politique agricole, la direction de l’éducation avec la mise en place d’actions en faveur de l’équilibre alimentaire au collège, la direction de la culture à travers une exposition des Archives départementales et une édition du Mois du fi lm documentaire ou encore les services sociaux et de santé qui organisent des actions de sensibilisation au « bien manger ».

Vous trouverez une « mise en bouche » de la programmation dans ce magazine puis tout au long des années.

Mais je veux profiter de cette occasion pour affirmer notre volontarisme en la matière. En effet, si les marges de manoeuvre d’un Département pour une thématique aussi vaste sont réduites, le Conseil général s’est cependant investi ces dernières années sur le sujet.

Notre principal objectif aujourd’hui, à travers la politique agricole départementale, est de rapprocher les producteurs locaux et les consommateurs. Pour ce faire, nous avons d’abord misé sur nos propres outils afin de promouvoir le développement des productions locales avec l’introduction de carottes et pommes de terre dans les demi-pensions des collèges. La variété des produits proposés s’étend progressivement à d’autres légumes, en même temps qu’augmentent les quantités commandées grâce notamment à la mise en place de l’ outil internet « Agrilocal90 » dont j’ai déjà parlé ici. Par ailleurs nous souhaitons accompagner les exploitations agricoles en lien avec la Chambre interdépartementale d’agriculture pour encourager les filières de proximité sous quelques formes (vente directe à la ferme, commercialisation,…).

Cette politique a de nombreux intérêts majeurs. Pour les agriculteurs, elle permet d’améliorer les revenus des exploitations en réduisant le nombre d’intermédiaires et contribue ainsi au maintien de l’emploi local. Pour la protection de l’environnement, dans laquelle s’inscrit notre politique agricole départementale ; les agriculteurs sont davantage encouragés à assurer une production de qualité, respectueuse de la nature et de la santé, pour des consommateurs qu’ils connaissent.

Je vous encourage donc toutes et tous à profiter de ce cycle pour redécouvrir notre alimentation.

Bien à vous,

Yves Ackermann
Président du Conseil général

Réaction d’Yves Ackermann au décès de Jean Monnier

A la suite de la disparition de Jean Monnier, Yves Ackermann, Président du Conseil général du Territoire de Belfort, souhaite réagir.
« C’est avec peine que j’ai appris le décès de Jean Monnier, Conseiller général du canton de Grandvillars de 1970 à 2008. 
Lui, l’artisan-serrurier du Territoire de Belfort a été l’ardent défenseur du monde agricole. Il s’est également particulièrement investi pendant toutes ces années pour le développement et la qualité du réseau routier départemental. 
Je veux saluer la mémoire d’un homme de convictions, pleinement engagé à gauche et qui disposait d’une volonté sans faille qui ne le faisait que rarement dévier du chemin qu’il avait tracé.
Je garderai également le souvenir d’un homme au franc-parler, tonique et combatif, qui défendait ses convictions avec force.
Je veux présenter à sa famille et à ses proches mes sincères condoléances ».

Éditorial d’Yves Ackermann : « Faire progresser l’égalité femme-homme »

Madame, Monsieur,

Dans le cadre de mes fonctions à l’Assemblée des Départements de France (ADF), j’ai rencontré Najat Vallaud-Belkacem, Ministre des droits des femmes et porte-parole du Gouvernement, le 4 février 2014.

L’occasion de prendre connaissance plus précisément du projet de loi pour l’égalité entre les femmes et les hommes, qu’elle porte, et qui a été adopté à une large majorité le 28 janvier en 1re lecture à l’Assemblée nationale. Ce texte comporte de nombreux progrès que je suis heureux de voir enfin affirmés.

En effet, l’égalité entre les femmes et les hommes a beau être inscrite dans notre Constitution, les discriminations persistent et la parité est loin d’être respectée. Aujourd’hui, dans notre pays, les femmes touchent en moyenne 27 % de salaire en moins que les hommes, elles assument 80 % des tâches ménagères et occupent 80 % des emplois à temps partiel, souvent les plus précaires. En politique, elles ne représentent que 26,9 % des députés et seulement 13,5 % des conseillers généraux de France, ce qui va être corrigé pour les Départements avec le nouveau mode de scrutin binominal.

Cette nouvelle loi est organisée autour de trois priorités : annuler l’écart de taux d’emploi entre les femmes et les hommes d’ici 2025 ; faire de l’année 2014, l’année de la mixité des métiers ; assurer une parité effective dans la sphère publique.

L’objectif est en effet de mettre en place une nouvelle génération de droits des femmes et, plus largement, de considérer que le progrès économique ne peut se réaliser sans progrès social.

Aussi la loi comporte de nombreuses avancées : la réforme du congé parental, des obligations de parité dans les scrutins électoraux mais aussi au sein des autorités administratives indépendantes et dans les structures d’enseignement supérieur, la création d’une garantie publique contre les impayés de pensions alimentaires, l’encadrement du temps partiel, le renforcement du soutien aux familles monoparentales, la prise en compte du congé maternité dans le calcul des trimestres pour les droits à la retraite, le remboursement à 100 % des moyens de contraception pour les mineures, le rétablissement du délit de harcèlement sexuel ou le soutien renforcé aux femmes victimes de violences.

Dans le Territoire de Belfort, nous avons été souvent en pointe sur ces questions et je veux saluer les nombreuses initiatives de la MIFE-Cité des métiers (voir page 25) en ce domaine. Par ailleurs la Ministre m’a annoncé que notre département sera l’un des 20 premiers à expérimenter la garantie d’impayés de pensions alimentaires par la Caisse d’allocations familiales (CAF).

Enfin je veux encourager chaque citoyen à faire de cet enjeu pour l’égalité entre les hommes et les femmes l’un de ceux qui doit être le plus porté au quotidien, car il en dit beaucoup sur la capacité de notre société à progresser ensemble.

Bien à vous,

Yves Ackermann
Président du Conseil général

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